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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 16:18
L’heure népalaise, vous ne connaissez pas ? Non ce n’est pas une nouvelle technique de massage ni un nouveau sport de combat venu d’Asie...

Cela consiste à se lever vers 3 – 4 heures du matin, pour guetter les premières nouvelles – (GMT + 5h45, soit près de 5 heures en moins par rapport à l’heure française) – et poursuivre jusqu’aux dernières nouvelles en France, vers 22 h (heures françaises). Coucher pas assuré avant minuit ! Faire la grasse matinée c’est se lever à 7 h…

Mais « l’heure népalaise » a plusieurs variantes Je vous cite celle-ci, très pratiquée apparemment en Dauphiné, se coucher aux premières nouvelles du Népal à 3-4 heures en sachant que le répit sera bref. En général, un impétrant – en général journaliste - peut vous lever à 7 h (ou 8h)…

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : dernières nouvelles
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 10:20
Recherches des alpinistes français

A leur arrivée à Katmandou, les six instructeurs de l’école militaire de haute montagne (EMHM) de Chamonix (dont un médecin) ont constaté, en liaison avec les deux himalayistes chargés des recherches sur le terrain :

- que les conditions de recherches sont devenues particulièrement dangereuses en raison des dangers objectifs de la montagne et des conditions nivologiques ;

- que l’avalanche de grande ampleur probablement déclenchée par une chute de sérac ou de corniche, ôte tout espoir de retrouver rapidement les alpinistes français à cette période de l’année et à cette altitude ;

- que les équipes de recherches déjà engagées pour retrouver les alpinistes français et qui avaient identifié leur dernier bivouac, rejoindront Katmandou demain dans la journée.

En concertation avec les membres des familles sur place et avec notre Ambassadeur, il a été décidé que l’avion militaire qui a acheminé les instructeurs de l’EMHM serait mis à la disposition des familles présentes et des deux alpinistes français qui ont participé  aux recherches, afin qu’ils puissent regagner la France dans les deux jours prochains. Les instructeurs militaires les accompagneront.
Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois - Publié dans : dernières nouvelles
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 21:24
Zaginal w Himalajach moj kolega Stefan Cieslar, polski alpinista mieszkajacy we Francji. Jego brat, takze wspinacz organizuje grupe ratunkowa. Pyta czy ktos wie czy teraz w regionie Himalaii Ganesh Himal i Lengtang w Nepalu nie dziala przypadkiem jakas grupa polskich himalaistow. Jesli ktos wie, brat Stefana prosi o kontakt: ecieslar@free.fr <mailto:ecieslar@free.fr>  / acieslar@yahoo.fr

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Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois - Publié dans : dernières nouvelles
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 10:18
Nos 4 amis, nos 4 montagnards passionnés, acharnés, sont restés sur le Ganesh 7

 

Jean Baptiste, Jbouille, le petit ange, le prince du fermage de bras, avec ses tendres prises de judo et ses visions compulsives de blocs partout dans la maison les soirs de fêtes...

 

Raphaël, Raph, voix de velours, voix qui ne marche plus les lendemains de fêtes, avec son pur bonheur quand il était suspendu au bout de ses piochons...

 

Stefan, Stef, notre tout tranquille Polak, son sourire charmeur, et ses salsas de feu, et ses fastueuses tournées de vodka…

 

Vincent, notre vieux barbu, et ses blagues a deux balles qui font mourir de rire, et sa petite récolte du jardinier…

 

Nous avons trouvé une petite tente a 4500m, avec du gaz, de la bouffe, des vêtements, des bouquins, et leurs 4 paires de baskets bien alignées sous le auvent, déjà prêtes à redescendre pour nous rejoindre…leur camp de base. Il y avait le journal de bord de JBouille. Derniere page datée du 23 octobre. Il annoncait qu'ils partaient le lendemain sur le Ganesh 7, et pensaient faire 1 ou 2 camp.

Christian Tromsdorff, et Aymeric Clouet, qui nous a rejoints le lendemain de notre depart de Ktm, ont ensuite trouvé un petit dépot, batons, passeport, sous, au camp1 5000m, et puis hier, la tente, avec les duvets à un deuxieme camp, à 5500m. Le bivouac n'est absolument pas dans une zone d'avalanche, et la preuve, la tente y est restée bien tranquille pendant 3 semaines. C'était des pros, quand même, nos Loulous. La voie est une belle arête de neige, très chargée de neige, qui se termine par une grande pente sommitale ravagée par une monstre plaque. Un gros sérac en haut, à gauche... le verdict de l'avalanche ne fait pas de doutes.

 

Ils resteront dans la montagne… c'est la vie, nous a dit un sherpa, avec un grand bon sourire… oui, c'est la vie des montagnards d'exposer leur vie jusqu'à la mort, parce que sans la montagne, la vie ne serait pas leur vie…

 

Pour les bouddhistes, on peut aider les âmes des morts à faire le voyage sereinement jusqu'à la prochaine vie, on peut aider les âmes des morts à avoir la sérénite nécessaire à entrer dans une bonne nouvelle vie... en pensant à eux avec beaucoup d'amour pur, sans attachement, sans trop de tristesse… à nous de jouer…

 

Nous avons retrouvé les parents de Raph,  le Papa de JBouille, le frère de Stef et un de ses amis. Nous avons rencontre les gars de l'EMHM. Ils attendent de rencontrer Christian et Aymeric, demain, qui donneront en plus une conférence de presse.

 

Merci pour votre poster.

 

Carole, Stefania

Par Carole et Stefania - Publié dans : dernières nouvelles
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 16:37
Une réalité n’est jamais saisissable sous une seule face.

Pour comprendre ce qui s’est passé, voici le récit transcrit à partir du témoignage de Christian Trommsdorff & Aymeric Clouet, les deux guides de haute montagne français, qui ont mené les recherches dans l’Himalaya sur les 4 alpinistes disparus. Un témoignage, fait devant les amis et familles dans un chalet du Vercors, le 3 décembre, à l’aide d’un petit film et de photos, et qui permet de mieux comprendre la situation sur place.

Une mise au point très utile par rapport à certains faits, hâtivement publiés par quelques médias (plus soucieux de sensationnalisme que de vérité).
Le récit d’une lente remontée vers les indices, bâtie au départ, sur une « belle » intuition, agrémenté de quelques précisions utiles (techniques, administratives…).


Mise au point

1° Le Paldor était bien l’objectif initial des 4 Grenoblois. La face nord est un « très bel objectif » adapté à des alpinistes de ce niveau. Mais les conditions étaient « mauvaises » : beaucoup de neige, pas de glace. La montagne n’était pas en état. Une fois sur place, les 4 ont donc vraisemblablement décidé de changer d’objectif et d’aller plutôt sur une face sud. « On ne va pas faire une montagne qui n’est pas en état, à tout prix, parce qu’on en a le permis ».

2° Le sommet tenté (Ganesh 7 ou contrefort Ganesh 5 selon les cartes) se situe en face du Paldor, et pour sa face sud au Népal. « Ils n’ont pas mis les pieds au Tibet. C’est clair ». La confusion peut venir de la dénomination des Ganesh qui varie suivant les cartes et suivant les altitudes (voir précisions ci-dessous).

3° C'est un sommet d’environ 6300 m (et non un peu plus de 7000 comme mentionné dans une dépêche de l’AFP). Soit un sommet équivalent sensiblement à celui du Paldor (5900m).

4° L’itinéraire qu’ils ont suivi était l’itinéraire logique pour ceux qui veulent monter ce type de sommet. Ils ne pouvaient prévoir ce qui allait arriver par la suite. Ils sont tombés dans un « piège » dans lequel aurait pu tomber d’autres alpinistes confirmés.

5° Les Quatre ont pratiqué le style alpin : le matériel minimum nécessaire, en montant et démontant la tente le matin. « Partir aussi léger n’est pas une prise de risques inconsciente. C’est une question d’éthique, d’engagement. C’est la technique même de l’alpinisme moderne en Himalaya. Si on est rattaché avec des lignes (cordes) fixes, avec une nuée de porteurs, il n’y a plus d’engagement. On y va avec un minimum d’aide extérieure, un maximum d’autonomie. »

L'opération de recherche
menée par Christian Trommsdorff et Aymeric Clouet

Ce récit démarre alors que Stefania et Carole, les deux amies des 4, présentes sur place, ont déjà mené des premières recherches. Et que deux reconnaissances en hélicoptère ont eu lieu les 9 et 12 novembre, menées par Sunar (qui avait vendu le permis de trek sur le Paldor et est formé à l'école française des guides). Des recherches qui n’ont pas permis de repérer d’indices précis mais indiquent, à tout le moins, que le Paldor n’étant pas vraiment faisable, il faut sans doute élargir le cercle des recherches : vers certains sommets des Ganesh Himal (on pense alors surtout au Ganesh 5).

Une équipe de sherpas a déjà été rassemblée par le Consulat français à Katmandou pour mener les recherches. C’est à ce moment-là, qu'un guide de Chamonix, Christian Trommsdorff qui revenait d’expédition, et était donc déjà « acclimaté », avait appris la nouvelle et proposé son aide. Le 14, missionné par les Affaires étrangères, il commence à organiser une expédition de recherche (il sera rejoint ensuite par Aymeric Clouet). Le 15, la logistique est organisée (les hélicoptères ne sont en effet pas disponibles).
L’intervention est rendue possible grâce au soutien logistique des « sherpas acclimatés, leur efficacité, leur dévouement et leur flexibilité » raconte Christian Trommsdorff. Une équipe de 12 sherpas et porteurs, renforcée par la suite, aide, en effet, aux recherches et à la logistique, au portage, au montage des tentes, à la cuisine, la mise en place des groupes électrogènes, nécessaires pour recharger les téléphone satellites et les radios, etc …

Le 16 novembre, un gros hélicoptère, de fabrication russe, d’apparence rustique mais très fiable, pouvant transporter jusqu’à 20 personnes, amène toute l’équipe à 4000 m. Un camp de base est établi. Il n’y a pas de neige à cet endroit, et de l’herbe. Un endroit assez confortable et central pour mener les recherches. « Nous avons regardé autour de nous et essayé de raisonner comme ils l’auraient fait. » L’équipe se divise en cinq : une partie sur les accès les plus logiques vers le Paldor (face nord), l’autre sur le Ganesh 5, face sud (qui lui fait face). Les recherches n’ont rien donné. « On est rentrés le soir à la nuit ».

Première découverte : une tente, un peu de matériel, un mot

Le 17 novembre : l’équipe se divise, cette fois, en deux groupes. Un hélicoptère survole la zone avec un alpiniste et un sherpa. Mais, c’est à terre, que la première découverte d’importance est faite. Un sherpa découvre la première tente des 4 (ils en avaient deux). Cette tente est marron, de même couleur que les rochers. « Ce n’était pas évident de la voir, surtout par hélicoptère. On a vraiment eu de la chance de la trouver rapidement. » Les 4 avaient laissé le matériel technique, « ce qui laissait supposer qu’ils ne partaient pas sur une voie technique. » Ils avaient surtout pensé à laisser un mot sur le carnet de bord, avec la mention du départ pour le Ganesh 7. Et une carte. Cette carte, où figure la montagne qu’ils comptaient faire, mentionne bien le Ganesh 7 en territoire népalais. (ce qui montre a posteriori clairement qu’il n’y avait aucune intention de violer une frontière quelconque).
On savait maintenant sûrement où orienter les recherches.

Les 18 et 19 novembre : une équipe – composée des deux guides et de 4 sherpas —  s’installe au pied de la face sud de l'objectif supposé des 4 alpinistes, à 5000 m. « Dans un coin sûr » à première vue.

Deuxième indice : un sac, un thermos, un passeport
Le soir, en se baladant autour du camp, à 100 mètres de là, est découvert un « dépôt » : un sac, un thermos, et le passeport de Stefan. Cette découverte confirme les données du départ : l’intuition des himalayistes et sherpas et le mot dans la tente. « Ils étaient bien venus là, ils avaient suivi la même logique que nous pour installer leur camp, et a priori, ils étaient partis en direction de cette face. »
Le lendemain comme la plupart des matins, il fait beau, un peu de neige fraîche sur les cailloux, on voit ce qui se passe, on voit cette face, à 6300 m. Nous sommes à 5000 mètres. » Il y a donc une face de 1300 mètres à faire.
« On s’est posé la question de savoir par où ils étaient passés. On a essayé de se mettre à leur place. A droite, plusieurs tours de glace qui menacent de tomber, tous ces débris, il était donc hors de question de passer par là. A gauche, une cascade de glace (de la même dimension qu’à Chamonix) difficile à franchir, et des tours de glace qui menacent de tomber. Il reste donc une seule zone, large de quelques centaines de mètres, où Il était possible de passer, avec notamment un couloir le plus sûr pour monter. On avait repéré un petit promontoire rocheux, au pied de ce qui ressemblait de loin à un névé. On s’est dit que s’il y avait un camp à monter dans la face, ce serait logique de le faire là. ». Christian et Aymeric montent seuls, sans assistance des sherpas. « Le terrain était difficile, avec des chutes de pierre possibles, donc il vaut mieux ne pas monter à trop nombreux là-dedans ».
Les sherpas vont chercher d’autres moyens, d’autres approvisionnements pour renforcer l’autonomie des recherches. « On prévoyait initialement de rester 2-3 jours pour prendre le temps de parcourir cette face, et de chercher sur l’ensemble des endroits accessibles ».
« Vu de loin, il n’y avait rien de particulier, même à la jumelle. Cet itinéraire était l’itinéraire logique, sans souci particulier. »
5200 mètres : « on arrive dans une zone assez compliquée, un terrain assez facile mais un peu raide. » (…) « On est vraiment dans la face. Et ce n’est pas évident de voir au-dessus car on est collé, on découvre les premiers débris d’une avalanche. »
5400 mètres : « On tombe sur des traces très nettes, très claires de pas ». C’est sûr, c’est le bon itinéraire. « Ils sont forcément passés par là. Car il n’y a pas plusieurs groupes qui viennent ici, ou du moins on l’aurait su, et on se serait forcément rencontrés ».

Dernier indice : la tente jaune, un réchaud, trois passeports
5500 mètres : On passe le promontoire. Et on tombe pile sur la tente jaune (une North face VE25 pour les connaisseurs). « C’est leur dernier camp avant la tentative pour le sommet ». A l’intérieur, se trouvent tous les duvets, un réchaud, et les passeports de Vincent, JB et  Raphaël. « En fait, ils ont laissé tous ce dont ils n’avaient pas besoin pour aller au sommet et revenir » (dans la journée). Juste au-dessus, on voit une avalanche. Une « avalanche qui a la taille de deux terrains de foot » qui, clairement, n’était pas présente au moment où ils planté ce camp et l’ont quitté » Sinon ils auraient planté leur camp ailleurs.
« A ce moment-là, nous n’avons pas encore vraiment compris ce qui s’est passé. (Comme eux). On n’a pas vu le sérac qui a causé l’avalanche. On aurait fait exactement la même chose qu’eux. » Ils sont tombés dans un piège, dans lequel aurait pu tomber n’importe qui.
Cet automne, quasiment comme tous les après-midi, il ne fait pas beau, nuageux, voire neigeux. « Donc, quand on s’installe un bivouac, on ne voit pas toujours ce qu’il y a au-dessus. »

Et une avalanche
« On s’est immédiatement posé la question. D’où vient toute cette neige ? En se décalant de 20 mètres vers l’arrière, on aperçoit alors une zone de corniches, séracs, et un effondrement sur une assez grosse pente de neige en aval. Sous une arête sud, avec les vents dominants d’ouest, on a de la neige rabattue dans ces pentes, et on peut avoir donc un phénomène de « plaque à vent ». NB : Plaque à vent = une pente (souvent forte) de neige fragilisée. Si un bout de glace tombe dans cette plaque, on peut avoir un déclenchement important de toute une pente de neige, qui d’un seul coup va balayer l’ensemble de cette zone.
Ce danger, toujours existant, peut menacer à tout moment même l’équipe de secours. « Alors qu’Aymeric avait commencé à monter, nous avons décidé d’interrompre les recherches, et de rentrer.  Le même phénomène pouvant se reproduire à tout moment ». Si un autre morceau tombe, cela peut redéclencher le même phénomène, plus ou moins fort selon l’importance de la neige.
Mais, avec tous les éléments (la première tente, le dépôt, la deuxième tente…), il y a une certitude qui est acquise. Ils sont restés dans cette montagne, dénommée Ganesh 7 (sur la carte 83 000e retrouvée dans la tente). Ils ont sans doute été pris par l’avalanche le 27 octobre (ou un jour plus tard). Seule inconnue : ont-ils eu le temps de monter là-haut ou ont-ils été pris en montant ?

Mission terminée
La descente est entamée le 20 novembre. L’équipe redescend, en prenant soin aux pierres qui roulent, dangereuses. Le dernier soir, les lumières sont magnifiques, le vent souffle fort en altitude, emmenant quelques plaques de neige poudreuses. C’est aussi, çà la magie de la montagne, un endroit « plus beau que tous les cimetières au monde ».
Le 21 novembre, l’équipe réintègre le camp de base à 4000. Et le 23, tout le monde est redescendu à Katmandou.

NB : l’équipe a pris soin de filmer toutes ces étapes, film montré aux familles ce week-end et qui a permis, vraiment, de saisir la réalité de la situation et la difficulté des opérations de recherche.

Quelques précisions complémentaires

Glacier - Sérac. Le glacier est en mouvement permanent, il avance dans la pente, à une vitesse entre 30 cm et 1 mètre, voire deux mètres selon les endroits, … par jour. Donc beaucoup. Des fractures se créent donc. Et des blocs vont tomber dans la pente.

Le temps, cet automne. Quasiment tous les après-midi, il ne faisait pas beau, nuageux, voire neigeux (voir aussi le carnet de JB). « Quand on installe un bivouac, on ne voit pas vraiment ce qu’il y a au-dessus, l’itinéraire qu’on a prévu depuis le bas. »

La numérotation des sommets. En Himalaya, on numérote les sommets suivant les altitudes décroissantes. Le Ganesh 1 est ainsi le plus haut, le Ganesh 2 suit, etc… Mais comme il y a incertitude sur les altitudes, il y a des différences selon les cartes, par exemple pour les Ganesh 2 et 3 (souvent inversés), et pour les Ganesh 7 (où il semble y avoir plusieurs sommets, géographiques). Confusion rendue également possible car les Ganesh Himal restent une partie de montagne peu fréquentée, voire encore à découvrir.

Montagne « sacrée ». Pour les Boudhistes et Hindouistes, la montagne est sacrée en général. Sans que cela désigne systématiquement un interdit.

Les permis. Ils sont délivrés, en général, pour les « trekking peaks », reconnus comme tels, par la NMA, l’association de montagne népalaise, pour les autres sommets par le ministère du tourisme. Ce système de permis n’est plus adapté à la pratique de l’alpinisme moderne en Himalaya, selon certains himalayistes. (Nous n’avons pas information précise sur la destination des fonds versés à la Nma). 

Le Népal. Au même moment où les 4 disparaissaient, le Népal, un des pays les plus pauvres du monde, de 28 millions d’habitants, entre l'Inde et la Chine, connaissait un tournant historique. Après plusieurs mois de négociation, un accord de paix est, en effet, annoncé, le 8 novembre, entre les rebelles maoïstes et les partis politiques népalais.
Les rebelles renoncent à la lutte armée et à la violence. Ils s’engagent à fusionner leur "armée de libération du peuple" (35.000 soldats) avec l'armée régulière népalaise (90.000 hommes). Ils devraient entrer au gouvernement et disposer de 73 députés dans un Parlement intérimaire (sur 330 sièges). Depuis plus de 10 ans, la guerre civile qui fait rage, les maoïstes cherchant à renverser le roi, a fait plus de 12.500 morts.
Prévu à l’origine mi-novembre, l’accord de paix historique sera finalement paraphé le 21 novembre entre le Premier ministre (Girija Prasad Koirala) et le chef maoïste (Prachanda). Une commission d’enquête reconnaît également la responsabilité du Roi dans la mort de 19 manifestants lors de manifestations en avril 2006
Le 29 novembre, un accord entre le gouvernement et les maoïstes est signé sur le contrôle par l'ONU des armes de la guérilla. Le conseil de sécurité de l'ONU doit décider du déploiement de 60 observateurs pour surveiller le processus. (source : AFP)
Par Nicolas - Publié dans : dernières nouvelles
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