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dernières nouvelles

Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 20:14
Un certain journal (Le Point du jeudi 7 décembre), relayant de petits esprits chagrins, s'avise aujourd'hui, de critiquer l'action des secours de l'Etat pour nos 4 alpinistes disparus au Népal et dont nous savons maintenant qu'ils sont morts.

Facile de critiquer dans un "fauteuil"
C'est toujours facile. 10 jours après "la bataille", on est sûr de donner des leçons !
Les familles et amis des 4 alpinistes ont mobilisé tous les secours qu'il était possible de mobiliser. Ils l'ont fait avec leur cœur, leurs tripes, leur cerveau. C'était leur devoir, leur sensibilité, leur intime conviction. Ils l'ont fait comme le feraient n'importe quel père, mère, frère ou sœur qui subirait une telle disparition. "Ne ratons aucune chance de les sauver" était notre état d'esprit. Cet état d'esprit (cette supplique) a, heureusement, rencontré non seulement l'aval des pouvoirs publics mais leur volonté déterminée. Peu nous importe qui a agi. Ceux qui l'ont fait, l'ont fait au nom de la République. Sans chercher à en tirer un profit quelconque.

Une utilité, pour nous, claire
Au moment où la décision d'envoyer un avion militaire avec du matériel a été prise, cette décision apparaissait indiscutable. Non seulement il pouvait y avoir un (tout) petit espoir d'un ou deux survivants, voire de retrouver… des corps, mais il s'agissait aussi d'éviter le sur-accident. Au moment où l'avion roulait sur la piste d'Istres, tous les sauveteurs étaient encore dans la montagne, et le risque de sur-avalanche était plus que présent. Tellement présent que, nous familles et amis, malgré notre angoisse, avions demandé expressément à tous les sauveteurs de ne prendre aucun risque plus que nécessaire. Si une avalanche avait emportée quelqu'un à ce moment, qu'aurait dit le journaliste bien pensant, assis sur son siège ? Maintenant, nous n'avons pas à nous prononcer sur la nature des secours envoyés. C'est de la responsabilité de l'Etat. Et si quelques professionnels chagrins ont un autre avis, c'est leur problème, leur petit problème d'ego qu'ils peuvent facilement régler au sein des structures faites pour cela.

Une philosophie des secours,
qui remet en cause le fondement de la République

Discuter du bien-fondé de tel ou tel secours est très facile, vu de loin, quand on ne souffre pas de l'absence d'un proche. Tous les jours, des secours sont envoyés "inutilement". Quand un feu de cuisine se déclenche, les pompiers envoient deux ou trois véhicules. Quand un suicide a lieu, on envoie de tout de même une ambulance de réanimation. Même si l'espoir semble infime. Et heureusement ! Sinon, c'est toute la philosophie humaine - le principe de précaution, le serment d'Hippocrate, l'assistance aux personnes - qu'il faudrait remettre en cause. Quand quelqu'un se noie, on ne commence pas à discuter s'il y a trop de secours. Se poser cette question est non seulement offensant mais irresponsable. Demain, quand un enfant, un frère ou une sœur seront en péril, ces esprits chagrins se gausseront-ils des secours envoyés ? Non... Ce seront même les premiers à les critiquer s'ils sont insuffisants.
Pour nous, c'est clair, toutes les personnes, qui ont œuvré au long de cette chaîne de solidarité, l'ont fait par esprit d'humanité, non par intérêt. Nombre de personnalités de haut niveau nous ont demandé sinon l'anonymat pour agir, du moins la discrétion. Aucun n'a revendiqué une affiche sur les médias. Militaires comme montagnards, diplomates comme médecins, hommes politiques de tous bords, jeunes et moins jeunes, nous avons, tous, œuvré autour d'une même cause, dans un même élan. Nous n'avons pas réussi pour nos 4 gars. D'autres réussiront la prochaine. Car nous n'aurons négligé aucune chance.

Réfléchir aux secours,
demain oui, mais dans la sérénité…

Sans doute faut-il tirer le bilan de cette expérience et réfléchir comment, demain, des secours peuvent être plus efficaces dans l'Himalaya. Certains ont déjà entamé cette réflexion de façon sérieuse. Des étapes ont été franchies. Sans doute pas encore suffisantes. Sans doute, sera-t-il nécessaire d'associer tous les partenaires, à commencer par les Népalais. Il serait aussi utile de voir comment les autres pays européens, férus d'himalayisme (britanniques, italiens, polonais…), sont prêts à s'impliquer, pourquoi pas dans le cadre d'une coopération au développement, népalo-européenne, d'un projet-pilote de la future Protection civile européenne ou/et d'une initiative propre du milieu de la montagne, etc. ?
Certains d'entre nous se sentiront peut-être prêts dans l'avenir à participer à cette réflexion. Mais, de grâce, pas de hâte. Laissez-nous faire notre deuil ! Laissez pour un moment vos petites querelles et petites arrières-pensées aux vestiaires. Ne faites pas vos choux gras sur le dos de morts et de parents éprouvés…
Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois - Publié dans : dernières nouvelles
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 14:30
Aujourd’hui plusieurs media ont indiqué notamment que nos amis étaient passés clandestinement au Tibet. Cette diffusion de fausses informations touche les familles et les proches, étant donné qu’elles avaient déjà été publiées par l’AFP et de nombreux autres  médias au moment de leur disparition. Le rétablissement de la vérité avait été fait dans un article de Montagnes Magazine (n°313 janvier 2007), tous les autres journaux se souciant peu de rectifier les fausses informations qu’ils avaient diffusées. Vous pouvez télécharger cet article de Montagne Magazine au format PDF ici.

Les 4 alpinistes ne sont jamais passés clandestinement au Tibet. Ils sont restés au Nepal tout au long de leur séjour dans le Ganesh Himal. Ils ont suivi la vallée du Ganesh 5 (Nepal) pour essayer de gravir un sommet de 6300m proche de celui ci. Ce sommet a été à tort nommé Ganesh 7 sur une carte peu précise qu’ils avaient achetée au Nepal avant leur départ vers la région du Ganesh Himal. Après les recherches il a été prouvé que les 4 alpinistes n’ont jamais quitté le Nepal jusqu'à leur mort due à une avalanche. Ils n’ont jamais eu la moindre intention de passer au Tibet.

Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois - Publié dans : dernières nouvelles
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /2007 17:01
Après plusieurs dépêches fausses de l'AFP, voici la dernière, juste cette fois :


Alpinisme-montagne-France-Népal-disparition-Tibet,LEAD
 Français morts dans l'Himalaya: seulement 2 des 4 corps retrouvés (guide)

 LYON, 17 juil 2007 (AFP) - Le guide de haute-montagne à la tête de
l'expédition franco-népalaise dans l'Himalaya pour retrouver les corps
des alpinistes français, disparus en octobre 2006, a déclaré mardi à
l'AFP que seuls deux des quatre avaient été découverts.
 "Tous les corps n'ont pas été retrouvés, mais seulement deux", a
expliqué Jean Coudray, dans un entretien téléphonique, démentant une
information de Katmandou, selon laquelle les quatre corps avaient été
découverts, le 11 juillet, au pied de la montagne Ganesh Himal 7, à
cheval sur la frontière entre le Népal et le Tibet chinois.
 M. Coudray, qui se trouvait aux côtés des guides népalais au moment de
la découverte et leur a "organisé une sépulture", a souligné que "les
corps étaient en mauvais état, après une chute de plus de 1.000 mètres"
et qu'il ne lui avait pas été possible de les identifier".
 "Ils ont été retrouvés sur le versant népalais de la montagne", a-t-il
encore affirmé, réfutant une information de l'Association népalaise de
l'Alpinisme, selon laquelle les quatre Grenoblois seraient passés
clandestinement au Tibet.
 "Il y a un flou artistique sur le positionnement de la frontière, mais
d'après mes cartes, ils étaient sur le versant népalais de la montagne",
a assuré le guide.
 "On les a retrouvés à un endroit totalement différent de ce qui était
prévu, ce nous laisse penser que les quatre victimes ont dû devisser
très près du sommet et que les autres corps sont dans le même secteur,
mais sous des quantités de neige et de glace, car c'est un cône
d'avalanche", a poursuivi M. Coudray. "Ils étaient dans des conditions
de froid, de vent et de mauvais temps", a-t-il dit.
   Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perrissin, Vincent Villedieu et Stefan
Cieslar, quatre alpinistes "chevronnés", âgés de 28 à 36 ans, étaient
partis le 12 octobre 2006 pour l'Himalaya népalais. Ils avaient été vus
vivants pour la dernière fois le 13 octobre.
 De son côté, le père de Raphaël, Gérard Perrissin, a formellement
démenti l'information selon laquelle les quatre faisaient partie des
"montagnards occidentaux qui rechignent à payer, notamment au Népal, les
laissez-passer aux prix jugés exorbitants".
 "J'ai sous les yeux la facture retrouvée en octobre 2006 dans leur
tente, avec le ticket de carte bleue de 735 dollars", a-t-il affirmé à
l'AFP. "Ils ont payé deux permis, un pour le Paldor, auquel ils ont dû y
renoncer à cause du mauvais temps, et une autre ascension prévue plus
tard que malheureusement ils n'ont pu réaliser", a-t-il dit.
 "Ils n'avaient pas la volonté de tricher avec les permis, mais, ayant
dû renoncer au Paldor, ils étaient dans la quasi impossibilité
matérielle de revenir chercher un autre permis pour remonter vers le
Ganesh", a expliqué M. Perrissin.

 nd/DS

Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois - Publié dans : dernières nouvelles
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 14:50
Une expédition conduite par le guide chamoniard, Jean Coudray, a retrouvé deux des corps au pied du Ganesh Himal.
Jean Coudray, qui anime la formation des guides népalais dans le cadre de l'association Yves Pollet-Villard, a mis à profit sa présence à Katmandou pour monter une expédition de recherche avec huit guides népalais du NMIA (Nepal Mountaineering Instructors Association) et une petite équipe de soutien logistique. Les recherches ont été effectuées du 29 juin au 10 juillet.  
Des informations fantaisistes ont été publiées rapidement par l'Agence France-Presse, sur la bases d'informations non vérifiées, fournies par le correspondant local de l'AFP dont le niveau d'incompétence est étonnant pour une institution aussi sérieuse que l'AFP.(C'est ce même correspondant qui avait déjà alimenté les médias en informations erronées en Novembre 2006).
 
Voici le témoignage de Jean Coudray :
"Deux corps ont été retrouvés sur le versant népalais du Ganesh Himal. On les a retrouvés à un endroit totalement différent de ce qui était prévu, ce qui nous laisse penser que les quatre victimes ont dû devisser très près du sommet et que les autres corps sont dans le même secteur, mais sous des quantités de neige et de glace, car c'est un cône d'avalanche. Compte tenu de leur équipement, ils étaient sans doute exposés à des conditions de froid, de vent et de mauvais temps. Les corps étaient en mauvais état, après une chute de plus de 1.000 mètres, et il n'a pas été possible de les identifier."
Jean Coudray insiste sur le rôle important joué par les guides et sherpas népalais pour la découverte des corps et leur sépulture. Comme il avait été souhaité par les familles, les corps ont été enterrés sur le site dans un sarcophage de pierres au-dessus duquel a été construit un chorten (monument népalais en pierres). Une plaque a été scellée en mémoire de nos quatre fils, frères et amis.
 
Désormais nous savons que les quatre amis reposent ensemble, certains sous les rochers, d'autres sous la glace, au pied de cette montagne où ils ont vécu leur passion.
 
Les familles expriment leur profonde reconnaissance à Jean Coudray, qui a dirigé bénévolement cette expédition de recherche, ainsi qu'aux guides et sherpas népalais qui ont fait un travail remarquable dans des conditions difficiles et dangereuses.
 
Cette expédition a été financée par l'association "Revenir du Népal". Les familles remercient chaleureusement tous les donateurs qui ont contribué à ce financement et tous ceux qui les ont soutenues et qui continuent à les soutenir dans cette épreuve. 







Par Familles Cieslar, Moreau, Perrissin, Villedieu - Publié dans : dernières nouvelles
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 21:04
Le 27 octobre à 18h30 dans notre église de Notre Dame de Plaine Fleurie, à Meylan, sera célébrée une messe pour Raphaël et ses amis. Ceux qui le souhaitent peuvent se joindre à nous pour la messe. Les autres nous rejoignent à la maison vers 20H00 pour partager un verre et un moment à l'occasion de ce premier anniversaire.
Par Famille Perrissin - Publié dans : dernières nouvelles
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