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Témoignages

Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 12:32

Barbichu

C’était...  

 Ses petites blagues favorites comme « le point commun entre un asperseur et un femme qui refuse de faire une fellation » tout le monde qui l’a croisé ces derniers mois doit avoir la réponse en tète, 

 Des réparties à propos, une façon de décrire la vie toujours imagée et drôle « après avoir passer 18 heures de bus sur la kharakorum highway ;ce qui correspond a un lavage machine option blanc avec 2 prélavage et 2 séchage... » 

 C’était 3 ou 4 boissons au petit dej, chocolat, amandine, café... 

 C’était Le kebab comme plat favori...   

c’était le foot,   

c’était les copains   

c’était l’escalade

 C’était la montagne 

 C’était le voyage   

C’était du dessin   

C’était la petite récolte du jardinier,   

C’était la fête   

C’était le génépi  

 

Mais Barbichu , c’était aussi Vincent, mon petit chéri « taillé sur mesure » comme je lui disais, plein de tendresse, et moi sa princesse. 

C’était « l’enseignant désagrégé qui pense a toi » 

C’était ses petits carnets parsemés de pensées pleines d amour que je découvrais au retour d’expédition, 

C’était des petits massages  

C’était mon thé préparé le matin,   

C’était le bonheur simple et intense chaque fois qu’il me tenait la main,   

C’était aussi une envie un peu nouvelle de se poser et d’apprécier des petites choses simples de la vie « mais ne t inquiète pas je suis de plus en plus sage en montagne et j ai vraiment envie de revenir...pour toi ma belle. je crois que je suis en train de passer un cap par rapport a la montagne...je me rapprocherais plus du "contemplatif"...tu te rappelles c est toi qui décrivais ton rapport a la montagne en ces termes. »  

C’était l’aventure toute nouvelle aussi pour lui et pour moi d’habiter ensembles. 

C’était nos petites disputes et nos réconciliations  

C’était les skis fartés, le vélo réparé, l’appart rangé et le frigo plein   

C’était des envies de faire une petite famille que j’avais découvertes dans son carnet de retour du Pakistan.  

 

Aujourd’hui, c’est un vide  

Aujourd’hui, c’est aussi son sourire dans ma tète   

Aujourd’hui, c’est son cadeau d’anniversaire qui l’attend tristement au fond d’un placard,   

Aujourd’hui ce sont ces deux petits carnets d’expédition auxquels je tiens plus que tout   

Aujourd’hui, ce sont ses sweats dans ma petite chambre que j’ai envie de porter   

Aujourd’hui c’est PEP’s, ANIS, la Bo de Gadjo Dilo... que j’ai dans la tète   

Aujourd’hui, c’est mon petit cœur, et tous les vôtres j’imagine qui passent « a un lavage machine option blanc avec 2 prélavages 4 essorages et 2 séchages... ».  

Mais malgré ce lavage, mon petit cœur gardera une trace indélébile de mon petit Vincent, bien au chaud, lovée par tant d’amour...

 Emma

 

Par Manue - Publié dans : Témoignages
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 12:39

J’ai rencontré Jean-Baptiste il y a un peu plus de deux ans. Quand je pense à cela, je me dis que deux ans peuvent sembler dérisoires à l’échelle d’une vie. Mais à l’échelle de ta vie à toi, malheureusement trop courte, et de la mienne, ces deux dernières années ont une valeur infinie.

 La vie, qui nous semble si cruelle et si injuste en ce moment, m’a donné la chance de te rencontrer et de partager avec toi ce que tu appelais « des moments de bonheur fantastique ». Des moments comme ceux-là, je n’en avais jamais connus avant mais je sais que, grâce à toi, j’en connaîtrai d’autres. Car, un jour, je parviendrai à donner du sens à ton trop bref passage dans ma vie et je pourrai alors donner corps aux projets que nous avions évoqués ensemble.

Je garde à tout jamais de toi l’image d’un petit gars authentique, profondément gentil, rieur, fin cuisinier, déplorable guitariste mais excellent grimpeur.

 Je garde de toi cette envie de partager, d’aller vers les autres et d’aimer la vie. Tu as su me montrer, malgré ta propre fragilité, comme le monde peut être beau et lumineux et, pour toi, je continuerai d’y croire.

 Tu seras, pour toujours, mon étoile.

Fabienne

1 décembre 2006

Par Fabienne - Publié dans : Témoignages
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 14:25

Des souvenirs et des images….ça oui, tu nous en laisses en quantité !

Et c’est avec un large sourire aux lèvres que l’on y repense.

Notre Jibé à tous, avec ton grand sourire qui nous montre fièrement ton « V » taillé entre les dents.

 

Notre Jibé, il est comme ça ; toujours prêt à plaisanter.

Chaque fois que l’on se voit, il se crée une réelle complicité, on se cherche, on se taquine.

 

Il faut se l’avouer, nous, tes cousins et cousines, nous ne t’avons pas beaucoup appelé par ton prénom : toujours un Jibé par ci, un JB par là…

Plus tard, c’est Jibouillard ou Jibouille, la bonne bouille ! Et plus récemment, le premier petit cousin t’appelait Zibé « Et, il est où Zibé ? » ou « Super ! Zibé, il est là !... ».

 

On a grandi, presque tous ensemble, cousins et cousines, se retrouvant pour les vacances chez Grand-papa et Grand-maman qui nous ont souvent embarqués pour le bord de mer. Et là c’était : A nous les rochers ! En te suivant, pieds nus, au sommet des plus hauts.

Tu te souviens, quand on était petits, c’était à celui qui grimperait le plus haut dans le cèdre du jardin de Grand-papa et Grand-maman : le virus était déjà bien présent…

Tu te souviens aussi, on s’était fabriqué avec Fanfan des chevaux en carton. On a dû jouer comme les trois mousquetaires au moins toute une semaine comme ça, comme des gamins que nous étions !

 

Puis il y a eu les virées organisées par les « grands », les oncles et tantes, pour nous les « petits », les cousins et cousines.

Le Vercors, où nous étions dans un environnement coupé du monde, à fabriquer notre pain dans des fours que nous construisions chaque jour, avec l’aide de Jean, le pro de l’autonomie en rando.

Le canyoning en Espagne, le rafting à Bourg-Saint-Maurice, les vacances en Dordogne, avec la descente de la Vézère, où nous alternions des journées canoë et des journées vélo.

 

Et puis bien sûr, on ne peut oublier la rando du Grand Paradis !

Nous étions presque tous réunis pour ce périple de 15 jours, cet apprentissage de la vie, avec le plaisir de se retrouver, de se glisser des cailloux dans les sacs à dos, histoire de bien les alourdir… d’être ensemble à marcher au milieu des montagnes, de partager nos difficultés… Comme lors du passage du Col de la Fenêtre, où tu nous as encordé et assuré une descente en toute sécurité…

On se souvient avoir fêté notre premier 4000 au Champagne … ça c’était le vrai paradis !

 

Jibé des montagnes, les nôtres et celles de là-bas. Comme tu dois les aimer pour les caresser où personne ne va, pour les admirer.


 

Tu es encore tout vivant dans nos souvenirs, tellement ils débordent de vie, de rire et d’énergie.


Tes périples ont nourri nos rêves et nous ont fait voyager avec toi.
Avec toi Jibé tant de choses sont possibles, surtout celles un peu folles, pleines de vie. Avec toi on peut se permettre de sauter de 10 m. de haut dans l’eau, à la descente en rafting. Et être fier de se dire : on l’a fait ! C’était un peu fou, et ça fait du bien, surtout en le partageant avec toi.


Avec toi, on peut se permettre aussi de siffler une fillette d’hydromel made in grand’papa, pour se réchauffer, pour honorer grand papa tout juste parti, et vivre le moment présent.

 

Tu sais vivre chaque instant.

Tu sais composer avec chacun, et toute situation peut virer au comique avec tes blagues, tes yeux rieurs et ton sourire espiègle.

Mémorable scène du marché : grand’maman nous confie son étal de miel, près du poissonnier. Tu ne tardes pas à t’en faire un complice et à haranguer les gens du marché pour proposer un ‘pack’ poisson / miel !! On ri, on entre évidemment dans ton jeu, le marché est bien animé. Ou comment ne pas se prendre la tête et attirer la sympathie. Jibé de tous les possibles !


Jibé des abeilles. C’est tout toi ça, d’être équipé d’un voile et de bosser dans le rucher en short, et à mains nues. Petit prince des abeilles, des ruches.
Avoir été témoin avec toi de la formation d’un essaim d’abeilles chez grand’papa et grand’maman. C’est impressionnant. Et nous étions heureux de partager cela, et de le regarder avec un étonnement et un enthousiasme d’enfant.

 

Jibé l’apiculteur. C’est toi qui commences à prendre les commandes lors des récoltes annuelles de miel. Et après cela, nous nous attelons dans le hangar, pendant des journées entières, à rénover quelques ruches, remettre en état des hausses et rhabiller les cadres. Puis c’est au tour de la cire, fondue pour en faire de vraies bougies, râpée sous toutes ses formes… On a même voulu accrocher une enseigne  faite main, en forme de ruche, sur la façade chez Grand-papa et Grand-maman…. Ben mon cochon !


Sur les photos de famille il faut surtout pas se mettre devant Jibé sous peine de se retrouver avec de belles oreilles de lapin au-dessus de la tête !
Tu restes aussi un danseur hors pair et infatigable : on l’a bien constaté lors des mariages…

 

Ton aisance à aller vers les uns et les autres, un petit mot pour chacun, ou en grande conversation avec Manue. Tes taquineries, pleines d’affection et toutes tes petites attentions, nimbées de drôleries, ton sourire généreux, et ta simplicité… !

Tout cela, nous le gardons dans nos coeurs. Jibé des cîmes, Jibé des airs…

Par Cousins de JB - Publié dans : Témoignages
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 16:38

Jean-Baptiste, JB, JBouille…pour nous, les Grenoblois, c’est le Prince du Fermage de Bras, le Roi des abeilles, et un Petit Ange.

 La joie pure qu’il éprouvait à fermer le bras était communicative, et il était aussi heureux de réussir à enchaîner un 8a que de voir un de ses potes ne rien lâcher et tout donner dans un 6c. Fermer le bras… c’était bien plus facile pour lui que pour d’autres, avec sa musculature de Dieu du stade et ses énormes paluches, parfaites pour tenir des piolets, beaucoup moins adaptées à tout ce qu’on trouve classiquement dans une maison : d’innombrables verres se sont cassés dans ses mains, alors qu’il n’avait que la plus pure intention de les ranger, et sa dernière velléité de ménage au Mûrier s’est soldée par un cuisant échec, le manche du balai s’étant malencontreusement brisé en deux entre ses mains, après 30 secondes d’une utilisation qui semblait pourtant normale.

Il avait un bonheur candide à aller en montagne. Son rire fusait quand il racontait ses galères innommables qui auraient terrifié plus d’un montagnard aguerri. Mais pour lui, c’était, très simplement, un jeu d’enfant.

 

JB, c’est le Roi de la ruche, qui plongeait à mains nues au milieu de ses petites abeilles, pour en ressortir un miel délicieux, à la belle couleur ambrée, et au goût très fort, comme tout ce qu’il faisait de la vie.  

 

JB, c’est un petit ange. Un petit ange, parce que tout était bon en lui. Un petit ange, parce que de son sourire candide, de son rire profondément joyeux, de ses yeux sincères, de tout son comportement tendre pour les autres et pour la vie, il touche le cœur comme le ferait un petit enfant, en déclenchant des bouffées d’amour pur. 

Par les amis grenoblois - Publié dans : Témoignages
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 18:42


Un journaliste demanda un jour à Shan Marshall, chanteuse du groupe Cat Power, ce qu’elle aimait le plus chez elle.
Elle lui répondit : Les Autres

(Puisse son chant les bercer)

J’ai d’abord rencontré Stefan, il y a environ quatre ans maintenant je crois. Il était tout simplement mon voisin, qu’un heureux hasard géographique avait posé là, à une longueur tout juste de chez moi.
Nous sommes devenus ‘amis’. Je l’écris entre guillemets parce que cela est peut-être un peu prétentieux de ma part. Enfin je le prétends parce que je l’aime beaucoup et que malgré nous, on s’approprie bien souvent ceux qu’on aime.
Ce qui m’a de suite frappé, c’est sa sérénité, sa présentation zen, son attitude posée.
Pour ma petite lecture, rien de stratégique là dedans, pas de mise en place, de dispositif, de discours, de revendication chez lui, pas de poses ou d’exercices !
Une simple et vraie quiétude, une douceur d’écoute à l’autre, équilibrée, équilibrante.
Si je lui cherchais des chicaneries aujourd’hui, peut-être évoquerais-je sa pudeur, voire parfois sa timidité. Outre maladroit, cela serait malhonnête de ma part, car ce n’était pas là, la moindre de ses qualités.
C’était un garçon ouvert, intéressé, à la fois vif et engagé, argumentant dans ses multiples sujets d’échanges, et tout autant rêveur, secret, ce qui sans doute le préservait des certitudes et des vérités trop vite ficelées. Il avait de surcroît l’élégance et la sagesse de ne pas se braquer.
Face à vous, Stefan était un beau mélange de tout ça et bien plus encore, ce qui lui donnait beaucoup de charme.

Bien-sur, séduit, je n’ai pas manqué de lui poser bien des questions sur ses origines, son histoire, son travail, son amour de la montagne et bien d’autres sujets. Il aimait les arts, le théâtre, le cinéma, la littérature, la poésie…
Je ne me lassais pas de redécouvrir à travers lui, et il ne manqua pas de me le faire revivre par nombre de ses amis, je pense forcément à Raph, Vincent et JB, qui en sont de fort beaux exemples ; que l’on peut avoir une passion chevillée au corps tout en restant ouvert à ce et ceux que l’on ne connaît pas, tourné vers les autres, perméable et intéressé à la fois par plein d’autres choses.

Certes des questions… ! Mais je ne me souviens que trop, de lui avoir beaucoup parlé de moi, particulièrement de mes petits soucis de cœur, organe que j’ai tendance à confondre avec mon nombril.
Il ne m’a jamais montré d’impatience !
Si j’ai l’impudeur d’en parler, c’est parce qu’à cette heure, j’aimerais tellement que ce temps me soit rendu et que je puisse disposer du cumul de mes égo-bavardages pour le réutiliser à mieux le connaître lui.
Voilà une première leçon de ce terrible événement, le temps est précieux !
 A ceux qui m’honorent de leur sympathie, leur rendre ma plus grande attention. A ceux qui m’honorent de leur amitié, la cultiver…
Pardonnez-moi d’employer le moi-je, c’est juste qu’en généralisant, j’ai peur que vous y voyiez une règle, un dogme voire un ordre. Je ne m’exprime qu’approximativement en mon nom. Je ne donne aucune leçon et n’assène aucune vérité.
Je mesure simplement combien, en méditant sur nos quatre très chers : l’ouverture à l’autre, les échanges, les partages, les vécus, l’entretien d’une amitié continue, révèlent de richesses, de bonheurs et de jouissances. La relation entre les garçons, mais qui émane tout autant du large groupe de leurs amis en était et en reste une très belle illustration.

Le groupe, parlons-en. Je me suis toujours méfié des groupes, pour peu qu’un unique intérêt commun en soit l’origine et l’enfermement ! Je me souviens d’avoir adhérer à un groupe de motard. On ne se réunissait qu’entre nous, avec nos motos et ne parlions que de motos, je me suis barré vite fait.
Stefan m’a permis de rencontrer beaucoup d’entre vous et j’ai pris conscience par les fêtes au Mûrier, ailleurs, une bouffe, une sortie ciné, etc.. , moi le ‘groupophobe’, combien ce terme était réducteur en ce qui vous concerne.
Bien d’autres se reconnaîtront, mais je me souviens d’avoir été, lors de mes premières rencontres avec eux, bien accueilli et facilement, chaleureusement par Vincent, JB et Raph.
Je ne faisais pas de sport de montagne et j’avais bien peur que ces trois là, pour ne citer qu’eux, se gargarisant d’exploits montagnards et repartis bien vite dans des conversations de spécialistes chevronnés, me dédaignent.
J’ai rarement eu tant  de confort et de bonheur à me moquer de moi-même, en me disant que le coincé dans des stéréotypes tout bébête, c’était moi ! Sors de ton trou, de tes jugements, de tes caricatures et rencontre !
JB, Vincent, Raph et Stefan font partie de ceux qui m’ont remis en cause et réappris ça, pour toujours, je les en remercie.

Sans nier leurs particularités que j’enrage de n’avoir eu le temps de connaître, leurs propres traits de caractère qui sont autant de richesses, j’ai été surpris notamment d’un point commun entre Stef et ses acolytes, d’une évidence…
 J’ai cherché ? La montagne bien-sur mais pas seulement, plus encore : une philosophie humble, discrète, des actes forts…Une commune élégance à faire passer les émotions sans le dire, sans que cela se voie, sans vous déplier bruyamment sous le nez un quelconque mode d’emploi.
Il se trouve que pour eux c’était entre autre la montagne, magnifique excuse, prétexte, mais bien d’autres choses encore, tant de situations à pratiquer l’amitié, l’éprouver, la renforcer, la confronter à des actes, aux terrains, aux aventures, aux expéditions diverses et variées, à l’avant, aux découvertes, évidemment dans tous les domaines…
De cet enseignement supplémentaire, je les remercie ! Ils demeurent pour moi un fort bel exemple qu’une amitié de forme seule, lointaine, même sincère, peut se transformer insidieusement en fantasme stérile.
Leurs engagements à partager des émotions ensemble, leurs éternels sourires heureux, par exemple sur les photos du blog qui m’impressionnent beaucoup par leur force évocatrice en restent à tout jamais une preuve rayonnante.

Enfin, je ne souhaite à personne d’avoir ce genre de relents, d’idées noires qui me traversent parfois.
Au cas où, face à l’effroyable disparition de nos amis, je proposerais comme moi, de méditer sur l’importance d’être vivant et quoi en faire.
Quel luxe de m’effondrer confortablement dans mon canapé, dans mon petit appartement surchauffé, à m’apitoyer sur une vie dont je me demande parfois si elle vaut le coup d’être vécue.
Quel luxe !!! Puisse votre seule évocation à tous les quatre et l’immense respect que vous m’inspirez, me préserver de ces futiles écueils. 

Fort heureusement, je ne crois pas en dieu. Je serais trop déçu qu’il laisse advenir tant d’injustes chagrins, je serais trop furieux de la soi-disant justice du tout puissant ;
Fort malheureusement, je ne crois pas en dieu, chance à ceux dont j’envie et je respecte profondément la croyance de les revoir un jour.


Fabrice Decout

Par Fabrice Decout - Publié dans : Témoignages
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