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Lettre aux ministres : télécharger
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L’enrevoir.
Ce mot
Parler de toi, de ta passion en public . Mais de quel droit ?
Tu N’aimerais pas cela, pourtant la vie et la mort nous enlèvent nos droits un jour ou l’autre.
Et nous en sommes là aujourd’hui. Ta mort, parce que c’est la tienne, la vie parce que c’est la mienne.
Il est de coutume que je m’y complaise en poème.
Je désirerais garder le silence qui est aussi le tien et celui des neiges éternelles.
Je ne te connaissais plus comme disent ceux qui ne se sont pas vus depuis un certain temps. Mais quelque soit le temps du temps, tu es le premier à l’avoir deviner, il est toujours le même. Celui du beau que tu recherchais envers et contre tous, celui du moche qui n’a de cesse de nous trouver au tournant.
Mais tu as réussi ainsi que tes compagnons, à les lier, même si pour nous, ils nous restera jusqu’à notre propre mort, un moche déchirant pour nos cœurs.
J’ai pleuré de ta disparition, mais j’ai hurlé de savoir aussi que là-haut cela avait toujours été aussi chez toi ; que je dois l’accepter.
Cet endroit de blanc et de milliers d’autres couleurs par les roches, cet endroit difficile à accéder mais chaque fois que l’on y va ou nous nous en approchions, nous donnent quelque chose impossible à exprimer, sauf par c’est beau, donc c’est beau de vivre.
Le seul poème que je puisse faire est :
Montagne, prend garde a bien t’occuper de ce que tu viens de nous enlevée. Neige éternelle, n’oublie jamais de lui offrir ta chaleur dont seul l’alpiniste à connaissance, celle de la vie. Roche ne lui enlève aucune de tes possibilités pour une nouvelle naissance d’atomes un jour et surtout ne te trompe pas en l’aidant. Herbe, même si jamais il ne te l’a dits, il taimait aussi, alors prends soin de bien le comprendre. Terre, donne lui le sein.
Je te remercie stefan. C’est à nous de comprendre que le beau à tout autant d’importance, si ce n’est plus, que le moche. C’est ton message. Il nous aidera peur-être à comprendre l’enjeu pour nous aujourd’hui.
Je t’aime mon ami.
Isabel
Bonjour je connais mr Villedieu.
C'est 1 prof de sport de mon college
il est super sympa il est a l'écoute de tous les éleves.
C'était l'un des meilleure prof du college.
Quand on a su sa disparition on a était choqué.
Il ya meme tous les professeur qui ont laché des larmes.
Il nous manque déja.
Je suis vraiment désolé pour la famille des disparus.
Stefan nous a guidé dans nos premiers pas d’escalade à Agrippine et nous a très vite fait découvrir la beauté et la magie des falaises, les grandes voies de Presles et d’autres.
Simple, discret, souriant, passionné et passionnant, Stefan a été et restera pour nous un symbole et une référence. La philosophie qu’il nous a transmise est à perpétuer.
Il restera à vie dans nos cœurs. Nous n’oublions pas ses 3 amis JB, Vincent et Raphaël.
Nous avons vraiment du mal à croire que nous ne verrons plus sa bonne bouille…
Astrid et Laurent Feuillâtre
Stefan nous a guidé dans nos premiers pas d’escalade à Agrippine et nous a très vite fait découvrir la beauté et la magie des falaises, les grandes voies de Presles et d’autres.
Simple, discret, souriant, passionné et passionnant, Stefan a été et restera pour nous un symbole et une référence. La philosophie qu’il nous a transmise est à perpétuer.
Il restera à vie dans nos cœurs. Nous n’oublions pas ses 3 amis JB, Vincent et Raphaël.
Nous avons vraiment du mal à croire que nous ne verrons plus sa bonne bouille…
Astrid et Laurent Feuillâtre
Un journaliste demanda un jour à Shan Marshall, chanteuse du groupe Cat Power, ce qu’elle aimait le plus chez elle.
Elle lui répondit : Les Autres
(Puisse son chant les bercer)
J’ai d’abord rencontré Stefan, il y a environ quatre ans maintenant je crois. Il était tout simplement mon voisin, qu’un heureux hasard géographique avait posé là, à une longueur tout juste de chez moi.
Nous sommes devenus ‘amis’. Je l’écris entre guillemets parce que cela est peut-être un peu prétentieux de ma part. Enfin je le prétends parce que je l’aime beaucoup et que malgré nous, on s’approprie bien souvent ceux qu’on aime.
Ce qui m’a de suite frappé, c’est sa sérénité, sa présentation zen, son attitude posée.
Pour ma petite lecture, rien de stratégique là dedans, pas de mise en place, de dispositif, de discours, de revendication chez lui, pas de poses ou d’exercices !
Une simple et vraie quiétude, une douceur d’écoute à l’autre, équilibrée, équilibrante.
Si je lui cherchais des chicaneries aujourd’hui, peut-être évoquerais-je sa pudeur, voire parfois sa timidité. Outre maladroit, cela serait malhonnête de ma part, car ce n’était pas là, la moindre de ses qualités.
C’était un garçon ouvert, intéressé, à la fois vif et engagé, argumentant dans ses multiples sujets d’échanges, et tout autant rêveur, secret, ce qui sans doute le préservait des certitudes et des vérités trop vite ficelées. Il avait de surcroît l’élégance et la sagesse de ne pas se braquer.
Face à vous, Stefan était un beau mélange de tout ça et bien plus encore, ce qui lui donnait beaucoup de charme.
Bien-sur, séduit, je n’ai pas manqué de lui poser bien des questions sur ses origines, son histoire, son travail, son amour de la montagne et bien d’autres sujets. Il aimait les arts, le théâtre, le cinéma, la littérature, la poésie…
Je ne me lassais pas de redécouvrir à travers lui, et il ne manqua pas de me le faire revivre par nombre de ses amis, je pense forcément à Raph, Vincent et JB, qui en sont de fort beaux exemples ; que l’on peut avoir une passion chevillée au corps tout en restant ouvert à ce et ceux que l’on ne connaît pas, tourné vers les autres, perméable et intéressé à la fois par plein d’autres choses.
Certes des questions… ! Mais je ne me souviens que trop, de lui avoir beaucoup parlé de moi, particulièrement de mes petits soucis de cœur, organe que j’ai tendance à confondre avec mon nombril.
Il ne m’a jamais montré d’impatience !
Si j’ai l’impudeur d’en parler, c’est parce qu’à cette heure, j’aimerais tellement que ce temps me soit rendu et que je puisse disposer du cumul de mes égo-bavardages pour le réutiliser à mieux le connaître lui.
Voilà une première leçon de ce terrible événement, le temps est précieux !
A ceux qui m’honorent de leur sympathie, leur rendre ma plus grande attention. A ceux qui m’honorent de leur amitié, la cultiver…
Pardonnez-moi d’employer le moi-je, c’est juste qu’en généralisant, j’ai peur que vous y voyiez une règle, un dogme voire un ordre. Je ne m’exprime qu’approximativement en mon nom. Je ne donne aucune leçon et n’assène aucune vérité.
Je mesure simplement combien, en méditant sur nos quatre très chers : l’ouverture à l’autre, les échanges, les partages, les vécus, l’entretien d’une amitié continue, révèlent de richesses, de bonheurs et de jouissances. La relation entre les garçons, mais qui émane tout autant du large groupe de leurs amis en était et en reste une très belle illustration.
Le groupe, parlons-en. Je me suis toujours méfié des groupes, pour peu qu’un unique intérêt commun en soit l’origine et l’enfermement ! Je me souviens d’avoir adhérer à un groupe de motard. On ne se réunissait qu’entre nous, avec nos motos et ne parlions que de motos, je me suis barré vite fait.
Stefan m’a permis de rencontrer beaucoup d’entre vous et j’ai pris conscience par les fêtes au Mûrier, ailleurs, une bouffe, une sortie ciné, etc.. , moi le ‘groupophobe’, combien ce terme était réducteur en ce qui vous concerne.
Bien d’autres se reconnaîtront, mais je me souviens d’avoir été, lors de mes premières rencontres avec eux, bien accueilli et facilement, chaleureusement par Vincent, JB et Raph.
Je ne faisais pas de sport de montagne et j’avais bien peur que ces trois là, pour ne citer qu’eux, se gargarisant d’exploits montagnards et repartis bien vite dans des conversations de spécialistes chevronnés, me dédaignent.
J’ai rarement eu tant de confort et de bonheur à me moquer de moi-même, en me disant que le coincé dans des stéréotypes tout bébête, c’était moi ! Sors de ton trou, de tes jugements, de tes caricatures et rencontre !
JB, Vincent, Raph et Stefan font partie de ceux qui m’ont remis en cause et réappris ça, pour toujours, je les en remercie.
Sans nier leurs particularités que j’enrage de n’avoir eu le temps de connaître, leurs propres traits de caractère qui sont autant de richesses, j’ai été surpris notamment d’un point commun entre Stef et ses acolytes, d’une évidence…
J’ai cherché ? La montagne bien-sur mais pas seulement, plus encore : une philosophie humble, discrète, des actes forts…Une commune élégance à faire passer les émotions sans le dire, sans que cela se voie, sans vous déplier bruyamment sous le nez un quelconque mode d’emploi.
Il se trouve que pour eux c’était entre autre la montagne, magnifique excuse, prétexte, mais bien d’autres choses encore, tant de situations à pratiquer l’amitié, l’éprouver, la renforcer, la confronter à des actes, aux terrains, aux aventures, aux expéditions diverses et variées, à l’avant, aux découvertes, évidemment dans tous les domaines…
De cet enseignement supplémentaire, je les remercie ! Ils demeurent pour moi un fort bel exemple qu’une amitié de forme seule, lointaine, même sincère, peut se transformer insidieusement en fantasme stérile.
Leurs engagements à partager des émotions ensemble, leurs éternels sourires heureux, par exemple sur les photos du blog qui m’impressionnent beaucoup par leur force évocatrice en restent à tout jamais une preuve rayonnante.
Enfin, je ne souhaite à personne d’avoir ce genre de relents, d’idées noires qui me traversent parfois.
Au cas où, face à l’effroyable disparition de nos amis, je proposerais comme moi, de méditer sur l’importance d’être vivant et quoi en faire.
Quel luxe de m’effondrer confortablement dans mon canapé, dans mon petit appartement surchauffé, à m’apitoyer sur une vie dont je me demande parfois si elle vaut le coup d’être vécue.
Quel luxe !!! Puisse votre seule évocation à tous les quatre et l’immense respect que vous m’inspirez, me préserver de ces futiles écueils.
Fort heureusement, je ne crois pas en dieu. Je serais trop déçu qu’il laisse advenir tant d’injustes chagrins, je serais trop furieux de la soi-disant justice du tout puissant ;
Fort malheureusement, je ne crois pas en dieu, chance à ceux dont j’envie et je respecte profondément la croyance de les revoir un jour.
Fabrice Decout