L'association

Statuts de l'association :  télécharger


Lettre aux ministres :
  télécharger

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Images aléatoires

  • jb-murier-ruche-2.jpg
  • Jb dans Eclipse

Témoignages

Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 17:51
Dans ce moment si difficile pour tout le monde et exceptionnellement pour les parents, les familles et les filles je voudrais vous envoyer tous mes sentiments doux envers vous tous. c'est très dur de croire à ce qui nous arrive, comment le monde bascule et comment tout peut changer aussi vite. c'est très dur aussi de croire et d'accepter que le pire ait pu arriver.
 
Quoi qu'il se soit passé la haut dans les montagnes lointaines, froides mais pourtant aussi jolies, il faut qu'on garde toujours dans notre tête que c'est un milieu que les 4 loulous adoraient. C'est leur élément, c'est là haut qu'ils avaient une expression aux visages, une lueure dans les yeux incomparable, c'est la haut qu'ils étaient très bien, très heureux et très épanouis. Alors ils se trouvent desormais là où ils passaient le plus de temps soit en y étant soit en y pensant-la montagne, celle qui nous a gagne et qui obsède nos vies.
 
On les a connus dans la ville, dans la fête, dans le chagrin, dans l'amitié, à la falaise, dans la montagne, au froid ,au chaud, bien arrosés, parfois enervés, à poil, habillés kitch ainsi que mega classe...
 
Aujourd'hui il faut qu'on porte et transmette leurs cotes extraordinaires : la generosite, l'envie de vivre tout a fond et plus jamais s'arrêter, la tendresse, leur acceuil chaleureux envers tout le monde, le mega sourire, la banane, la mega patate, le fermage de bras et de cuisses, l'envie de vivre a fond et tout de suite maintenant, le verre toujours tendus aux nouveaux venus de bon pinard, vodka ou genep peu importe, l'important c'est que ca coule et ca chauffe le coeur. Mais aussi le professionnalisme, la culture, le savoir faire et le savoir vivre, l'intelligence, la philosophie...
 
Il faudrait jamais oublie que tout ce qu'on vit maintenant va servir un jour a d'autres amis, d'autres perdus et désesperés, peut être meme pour nous. Car des accidents il y a eu enormement et il y en aurra d'autres et notre optimisme et force vont aider d'autres a surmonter des situations aussi delicates dans le futur.
 
Merci a vous les filles pour toute l'energie que vous avez employée dans cette recherche, merci pour votre courage et votre amour.
merci aussi pour les jolies phrases que vous avez jointes.
merciii...........
je vous embrasse mega fort et on vous attends ici au chaud parmi nous tous
le yaourt
Par Lilia Yankova - Publié dans : Témoignages
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 10:30

Voilà 2 ans que monsieur Raf rythme ma vie selon ses envies. C’est des rires, des pleurs, de la montagne comme du bricolage…mais c’est surtout une amitié qui se construit pas à pas . Raf, j’attends tes dessins du Népal, de refaire cet escalier qui ne ressemble à rien dans l’appart de chambé, j’attends la prochaine soirée pour un rock, et un jaune…et ta grosse voix du matin.

Raf, tu es mon rêve, mon espoir, mon amour…

 

Ils ne reviendront plus, il ne reviendras pas. Ils sont restés là-haut dans leur élément, là où tout est blanc, beau, là où ils sont heureux. Ils nous laissent des souvenirs de soirées, de grimpe, de rires et de pleurs mais tous ces souvenirs sont beaux, on les gardent dans notre cœur.

Nous sommes tristes, ils sont heureux, nous sommes sur terre, ils sont là-haut…alors il faut vivre pour eux, continuer à aimer la vie malgré ce manque qui commence à prendre nos cœurs.

Bonne route à vous les gars…

 

Par Berengere MERCIER - Publié dans : Témoignages
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 12:32
Je n'ai jamais appelé Jean-Baptiste "J.B".
Je ne pouvais pas me l'autoriser. Il y a, comme ça, des convenances, des lieux, des places qui ne se décident pas.
Lorsqu'il a choisi l'année dernière mon séminaire pour écrire son mémoire professionnel, à l'IUFM de Livry-Gargan, je l'ai accueilli comme les quatorze autres jeunes professeurs d'école stagiaires avec toute la chaleur et le respect qu'il méritait.
Il m'a très vite confié sa passion pour la montagne et moi qui n'étais pas à la hauteur de ses si belles ambitions, épatée qu'un tel jeune homme soit déjà à ce niveau de compétence sportive, physique, je lui proposais de devenir son guide ! Guide pour emprunter un chemin ardu, pentu qui ne lui était pas particulièrement familier... celui de l'écriture.
On s'est rencontrés plusieurs fois dans ce café "le Mistral" où je donnais mes RDV individuels de travail. C'était un vrai plaisir de lui apporter des conseils, de lui fixer des échéances, de le voir s'atteler à des lectures qu'il ne s'attendait pas à faire! Et de le voir s'élancer à l'assaut de l'écriture ! Et d'en vaincre les affres ! Et d'en atteindre le but !
Dimanche soir, j'ai relu son mémoire bien écrit, soigné, intéressant. Dès la première page, j'ai pleuré en lisant  la dédicace qu'il m'a adressée. Me sont revenus son respect, son amour des enfants et une forme de candeur bien nécessaire quand on travaille dans nos écoles difficiles.

Merci, Jean Baptiste, pour tout le bonheur que vous m'avez apporté dans ma fonction de formatrice.
Je pense à vous, votre famille, vos amis.
Je pense très fort à toi J.B

Martine Lacour - Formatrice IUFM -
Par Martine Lacour - Formatrice IUFM - - Publié dans : Témoignages
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 12:52
Je voudrais apporter quelques souvenirs de Stéphane (nous écrivions
son prénom ainsi, il y a 18 ans !), souvenirs de nos échanges, de notre
coopération. Stefan Cieslar était élève au Lycée autogéré de Paris, et
moi, j’y étais… enseignant.
Il se trouve que Stefan occupait une place certaine dans le mémoire de
maîtrise que je consacrais à mon lieu de « travail », le lycée autogéré
de Paris, justement.


*Lundi 11 janvier 1988, hasards*

On inaugure la nouvelle forme d’organisation du temps.
Il est environ midi quand je rencontre Stéphane Cieslar dans
l’escalier.
Stéphane avait été un ardent militant de la réforme. Il me dit :

– D’après toi, qu’est-ce que c’est, le hasard ?

Le moins que je puisse dire, c’est que j’étais surpris. On le serait à
moins, mais après tout, pourquoi pas ? J’enseigne les mathématiques,
donc je suis censé connaître un peu de « Calcul des Probabilités ».
– C’est pour le stage de français. Le thème actuel, c’est le hasard.
Nous avons décidé d’interviewer des gens en dehors du stage.
– Ah oui, je comprends... Mais je suis ennuyé vois-tu, parce que
j’enseigne les « probabilités », et que le hasard y est défini d’une
certaine façon et je n’ai pas envie de t’en parler ainsi...
– Mais tu peux, au contraire.
– Non, pas comme ça, dans l’escalier, en vitesse.
– Alors, parles-en comme tu veux, dit Stéphane pour m’encourager.
– Le hasard. On dit que quelque chose arrive par hasard quand... ce
n’était pas prévu !
Stéphane,– qui décidément tient à obtenir des réponses –, fait montre
d’indulgence et reprend :
_ Bon, une autre question : qu’est-ce que le destin pour toi ?
– Vous étudiez le destin aussi ?
Stéphane est très patient avec moi, et je ne peux décemment pas le
décevoir en lui affirmant que les mathématiques que je connais
s’occupent bien davantage de destin que de hasard. Je me dois de
trouver
une réponse, tant pis si elle est banale, qui prouve ma bonne volonté.
D’ailleurs, si nous sommes là dans l’escalier au lieu de courir
déjeuner, ce n’est pas tout à fait par hasard. C’est le premier jour
d’application de la réforme de l’emploi du temps dont il avait été un
des ardents défenseurs, parce qu’enfin disait-il, les enseignants et
les
élèves auraient du temps pour préparer les cours ensemble. Nous
pourrions... coopérer, ce qui serait tout à fait conforme aux principes
d’un lycée autogéré.
Je me lance, inspiré, peut-être par Borges, ou d’autres auteurs :
– Le destin, pour moi... Ce serait de me retrouver quelque part en
Chine, au moment où l’on sortirait d’une caisse,– enfouie depuis trois
cents ans au moins –, une boîte de film. Et puis on projetterait ce
film
et je verrais ma propre vie jusqu’à ce jour, et même sans doute
jusqu’aux jours suivants.
– Est-ce que tu veux venir dans le stage Hasard, pour travailler avec
nous ? demande Stéphane, l’air intéressé par mes réponses
– Heu, il faudrait se mettre d’accord avec Marie-Do et puis voir si
c’est possible avec mon emploi du temps, j’ai déjà pas mal de choses à
faire...

Est-ce un hasard si Stéphane s’est adressé à moi ?
Nous sommes depuis quelques temps ensemble dans le « groupe photo »,
c’est pourquoi il m’arrive de l’accompagner pour des sorties, comme
celle ou nous avons photographié les membres d’un orchestre, qui
répétaient. Tiens, nous étions aussi ensemble à la R.G.G. – réunion
générale de gestion pour ceux qui ont encore besoin d’un lexique – et
nous nous sommes même rencontrés à un concert des Bérurier Noirs (1) à
Mantes la Jolie. Il y avait pas mal de gens du lycée, avec
l’association
qui s’appelle je crois « La Hantise Dusha » !!!
Il y a aussi le groupe de base qui nous réunit tous les jeudis ou
presque. Pas celui de la semaine dernière non plus puisqu’il n’a pas eu
lieu, c’était une A.G., nous étions partis ensemble bien avant la fin
pour photographier un pianiste et un violoniste . Daniell (2) était
avec
nous d’ailleurs. Elle est dans le groupe photo, elle est dans le même
groupe de base que nous, et elle a défendu la réforme, comme Stéphane.
Et je dois la rencontrer tout-à -l’heure , pour l’affiche

(…)*
Lundi 18 janvier, révisionnisme, implication*
J’ai fait une intervention dans le stage hasard, avec Marie-Do.
Marie-Do avait distribué un texte d’auteur dont la moitié droite avait
été cachée à la photo-copie. Le problème était de le reconstituer. Le
débat qui a suivi, sur les possibilités de savoir si la reconstitution
était la bonne s’est avéré passionnant. Quand j’ai affirmé qu’il était
impossible d’arriver à une certitude en l’absence de l’original, j’ai
provoqué un malaise. En connaissant bien l’auteur – avais-je dit –, on
pouvait arriver à un résultat probable, plausible, mais on ne pouvait
pas aller plus loin. Et quand j’ai prétendu que les résultats de la
recherche historique pouvait être mis en cause par des éléments
nouveaux, Stéphane m’a demandé si j’étais « révisionniste ».
Comment connaître le passé avec certitude ?



Bernard Elman

Par Bernard Elman - Publié dans : Témoignages
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 15:52

Très honnêtement c’était dur pour une fille de ne pas tomber sous le charme de Jean-Baptiste… Beau, jeune, intelligent, marrant, un humour décalé, un sourire à craquer… fallait être très forte pour ne pas tomber sous son charme !  Plus dur que du 9c à vue !

Autour d’une bière au bar-PMU de Cham, toutes les « cobayes » du stage d’application t’avaient d’ailleurs nommé « Aspirant Guide le plus mignon  de la promo 2005 ». L’info était restée confidentielle… Moi qui était « ta cobaye attitrée », j’avais été très fière !

En découvrant l’alpinisme à tes côtés, tu m’avais finalement donné 2 belles leçons de vie :

- « vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie » - tu en étais l'exemple même !

- « être soi, être vrai » - A 4000 m d’altitude, il n’y avait pas de paraître, ni avec soi ni avec l’autre.

Merci. Merci mille fois  pour ce que tu étais… bien au-delà de ton physique de séducteur !

« Même pas peur Aude ! » est la petite phrase que tu me disais dans les passages exposés, quand tu voyais que je n’étais pas trop rassurée.... Alors, moi j’ai envie de te dire aujourd’hui, « Même pas peur Jean-Baptiste !  ».  

Tu continueras à exister à travers ceux qui t’aimaient et à travers aussi celles qui t’admiraient…

Aude

Par Aude - Publié dans : Témoignages
- Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus