Presse du 20/11/2006

Publié le par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois

Dauphiné Libéré du 20/11/2006 : "Les recherches pour retrouver les quatre alpinistes se poursuivent au Népal"

Le Nouvel Observateur du 20/11/2006 : "Alpinistes disparus : un bivouac localisé"

Le Parisien du 20/11/2006 : "Peu d'espoir de retrouver les alpinistes français vivants"

Agence France Presse :
KATMANDOU, 20 nov 2006 (AFP) - Les recherches se poursuivaient lundi au Népal malgré l'infime espoir de retrouver vivants les quatre alpinistes français disparus depuis plus d'un mois, a-t-on appris auprès de la mission de secours franco-népalaise et de leurs familles.
"Les conditions météorologiques ont été jusqu'ici défavorables avec des vents forts et des températures très basses la nuit. Lundi, il y a eu beau temps donc ils continuent à chercher leurs traces et probablement leurs corps", a indiqué une source au sein de la mission, sous couvert
d'anonymat.
Cette même source avait affirmé dimanche que les secours s'apprêtaient à lever les recherches, estimant que les grimpeurs étaient probablement morts. Outre deux des compagnes des alpinistes, Stefania Paolik et Carole Toigo, l'équipe de recherches compte des guides de haute-montagne français et népalais qui ont refait une partie de l'itinéraire emprunté
par les alpinistes.
A cette première mission de secours, à pied d'oeuvre depuis jeudi, doivent se joindre les familles des ascensionnistes arrivées dimanche à Katmandou et six instructeurs de l'Ecole militaire de haute montagne (EMHM) qui doivent s'envoler lundi pour le Népal depuis la base d'Istres
(sud de la France). L'envoi de cette équipe spécialisée avait été annoncée samedi par le
ministère français de la Défense. [...]
"Les recherches continuent", ont simplement déclaré les familles des alpinistes, dans un message transmis à la presse lundi. La tente et du matériel ont été localisés vendredi par une expédition de sauvetage terrestre sur un camp de base au pied du versant nord du Paldor.
"Dans l'une des tentes, ils ont trouvé un journal de bord indiquant qu'ils étaient partis le 24 octobre à l'assaut de la face nord", a indiqué un membre de la mission de recherches.
Leur journal fait également état de conditions météorologiques défavorables et d'une très courte fenêtre pour tenter l'assaut final.

Agence France Presse :
ISTRES (Bouches-du-Rhône), 20 nov 2006 (AFP) - Il n'y a "aucune chance de retrouver vivants" les quatre alpinistes français disparus au Népal depuis plus d'un mois s'ils ont été victimes d'une avalanche massive, a estimé lundi le chef de la mission militaire dépêchée au Népal pour
aider aux recherches. Si "l'hypothèse d'une avalanche de sérac (due à la rupture d'un front de
glacier), s'avère exacte, il n'y a aucune chance qu'ils soient vivants", a déclaré à l'AFP Augustin Jacqmin, chef de bataillon de l'Ecole militaire de haute montagne de Chamonix, peu avant le départ de la mission de la base aérienne militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône) pour Katmandou. Un nouveau bivouac des quatre alpinistes a été retrouvé au pied d'une zone balayée par une avalanche massive, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères.
"Je pense qu'il y a très très peu d'espoir de les retrouver vivants. Notre participation à cette mission peut permettre de trouver des indices pour retrouver les corps", a affirmé M. Jacqmin. Il a précisé
que Christian Trommsdorff, un alpiniste réputé, membre de la mission de recherches franco-népalaise sur place, "table à 99% sur une avalanche de sérac".
"Selon lui, il n'y a plus guère d'espoir et il est quasiment convaincu qu'ils sont ensevelis. Si c'est vérifié, il y a une telle épaisseur de neige qu'il va falloir attendre le printemps prochain" pour retrouver les corps, a ajouté M. Jacqmin.
La mission spécialisée envoyée par la France devait décoller d'Istres lundi vers 18H00 à bord d'un Boeing C-135 de l'armée l'air pour Katmandou. Elle comprend six membres de l'Ecole militaire de
haute-montagne --cinq alpinistes et un médecin-- ainsi qu'un médecin urgentiste de Briançon, ami d'un des alpinistes. Elle emporte 700 kilos de matériel dont des équipements de recherches en avalanche: scanners, sondes et autres. Le vol vers Katmandou doit durer une dizaine d'heures.

Publié dans Articles de presse

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