Jean-Baptiste !

Publié le par Cousins de JB

Des souvenirs et des images….ça oui, tu nous en laisses en quantité !

Et c’est avec un large sourire aux lèvres que l’on y repense.

Notre Jibé à tous, avec ton grand sourire qui nous montre fièrement ton « V » taillé entre les dents.

 

Notre Jibé, il est comme ça ; toujours prêt à plaisanter.

Chaque fois que l’on se voit, il se crée une réelle complicité, on se cherche, on se taquine.

 

Il faut se l’avouer, nous, tes cousins et cousines, nous ne t’avons pas beaucoup appelé par ton prénom : toujours un Jibé par ci, un JB par là…

Plus tard, c’est Jibouillard ou Jibouille, la bonne bouille ! Et plus récemment, le premier petit cousin t’appelait Zibé « Et, il est où Zibé ? » ou « Super ! Zibé, il est là !... ».

 

On a grandi, presque tous ensemble, cousins et cousines, se retrouvant pour les vacances chez Grand-papa et Grand-maman qui nous ont souvent embarqués pour le bord de mer. Et là c’était : A nous les rochers ! En te suivant, pieds nus, au sommet des plus hauts.

Tu te souviens, quand on était petits, c’était à celui qui grimperait le plus haut dans le cèdre du jardin de Grand-papa et Grand-maman : le virus était déjà bien présent…

Tu te souviens aussi, on s’était fabriqué avec Fanfan des chevaux en carton. On a dû jouer comme les trois mousquetaires au moins toute une semaine comme ça, comme des gamins que nous étions !

 

Puis il y a eu les virées organisées par les « grands », les oncles et tantes, pour nous les « petits », les cousins et cousines.

Le Vercors, où nous étions dans un environnement coupé du monde, à fabriquer notre pain dans des fours que nous construisions chaque jour, avec l’aide de Jean, le pro de l’autonomie en rando.

Le canyoning en Espagne, le rafting à Bourg-Saint-Maurice, les vacances en Dordogne, avec la descente de la Vézère, où nous alternions des journées canoë et des journées vélo.

 

Et puis bien sûr, on ne peut oublier la rando du Grand Paradis !

Nous étions presque tous réunis pour ce périple de 15 jours, cet apprentissage de la vie, avec le plaisir de se retrouver, de se glisser des cailloux dans les sacs à dos, histoire de bien les alourdir… d’être ensemble à marcher au milieu des montagnes, de partager nos difficultés… Comme lors du passage du Col de la Fenêtre, où tu nous as encordé et assuré une descente en toute sécurité…

On se souvient avoir fêté notre premier 4000 au Champagne … ça c’était le vrai paradis !

 

Jibé des montagnes, les nôtres et celles de là-bas. Comme tu dois les aimer pour les caresser où personne ne va, pour les admirer.


 

Tu es encore tout vivant dans nos souvenirs, tellement ils débordent de vie, de rire et d’énergie.


Tes périples ont nourri nos rêves et nous ont fait voyager avec toi.
Avec toi Jibé tant de choses sont possibles, surtout celles un peu folles, pleines de vie. Avec toi on peut se permettre de sauter de 10 m. de haut dans l’eau, à la descente en rafting. Et être fier de se dire : on l’a fait ! C’était un peu fou, et ça fait du bien, surtout en le partageant avec toi.


Avec toi, on peut se permettre aussi de siffler une fillette d’hydromel made in grand’papa, pour se réchauffer, pour honorer grand papa tout juste parti, et vivre le moment présent.

 

Tu sais vivre chaque instant.

Tu sais composer avec chacun, et toute situation peut virer au comique avec tes blagues, tes yeux rieurs et ton sourire espiègle.

Mémorable scène du marché : grand’maman nous confie son étal de miel, près du poissonnier. Tu ne tardes pas à t’en faire un complice et à haranguer les gens du marché pour proposer un ‘pack’ poisson / miel !! On ri, on entre évidemment dans ton jeu, le marché est bien animé. Ou comment ne pas se prendre la tête et attirer la sympathie. Jibé de tous les possibles !


Jibé des abeilles. C’est tout toi ça, d’être équipé d’un voile et de bosser dans le rucher en short, et à mains nues. Petit prince des abeilles, des ruches.
Avoir été témoin avec toi de la formation d’un essaim d’abeilles chez grand’papa et grand’maman. C’est impressionnant. Et nous étions heureux de partager cela, et de le regarder avec un étonnement et un enthousiasme d’enfant.

 

Jibé l’apiculteur. C’est toi qui commences à prendre les commandes lors des récoltes annuelles de miel. Et après cela, nous nous attelons dans le hangar, pendant des journées entières, à rénover quelques ruches, remettre en état des hausses et rhabiller les cadres. Puis c’est au tour de la cire, fondue pour en faire de vraies bougies, râpée sous toutes ses formes… On a même voulu accrocher une enseigne  faite main, en forme de ruche, sur la façade chez Grand-papa et Grand-maman…. Ben mon cochon !


Sur les photos de famille il faut surtout pas se mettre devant Jibé sous peine de se retrouver avec de belles oreilles de lapin au-dessus de la tête !
Tu restes aussi un danseur hors pair et infatigable : on l’a bien constaté lors des mariages…

 

Ton aisance à aller vers les uns et les autres, un petit mot pour chacun, ou en grande conversation avec Manue. Tes taquineries, pleines d’affection et toutes tes petites attentions, nimbées de drôleries, ton sourire généreux, et ta simplicité… !

Tout cela, nous le gardons dans nos coeurs. Jibé des cîmes, Jibé des airs…

Publié dans Témoignages

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