L'enrevoir

Publié le par Isabel Oboeuf

L’enrevoir.

             Ce mot

 Parler de toi, de ta passion en public . Mais de quel droit ?

 Tu N’aimerais pas cela, pourtant la vie et la mort nous enlèvent nos droits un jour ou l’autre.

 Et nous en sommes là aujourd’hui. Ta mort, parce que c’est la tienne, la vie parce que c’est la mienne.

 Il est de coutume que je m’y complaise en poème.

 Je désirerais garder le silence qui est aussi le tien et celui des neiges éternelles.

 Je ne te connaissais plus comme disent ceux qui ne se sont pas vus depuis un certain temps. Mais quelque soit le temps du temps, tu es le premier à l’avoir deviner, il est toujours le même. Celui du beau que tu recherchais envers et contre tous, celui du moche qui n’a de cesse de nous trouver au tournant.

 Mais tu as réussi ainsi que tes compagnons, à les lier, même si pour nous, ils nous restera jusqu’à notre propre mort, un moche déchirant pour nos cœurs.

 J’ai pleuré de ta disparition, mais j’ai hurlé de savoir aussi que là-haut cela avait toujours été aussi chez toi ; que je dois l’accepter.

 Cet endroit de blanc et de milliers d’autres couleurs par les roches, cet endroit difficile à accéder mais chaque fois que l’on y va ou nous nous en approchions, nous donnent quelque chose impossible à exprimer, sauf par c’est beau, donc c’est beau de vivre.

  Le seul poème que je puisse faire est :

         Montagne, prend garde a bien t’occuper de ce que tu viens de nous enlevée. 

        Neige éternelle, n’oublie jamais de lui offrir ta chaleur dont seul l’alpiniste à connaissance, celle de la vie. 

         Roche ne lui  enlève aucune de tes possibilités pour une nouvelle naissance d’atomes un jour et surtout ne te trompe pas en l’aidant. 

         Herbe, même si jamais il ne te l’a dits, il taimait aussi, alors prends soin de bien le comprendre. 

         Terre, donne lui le sein. 

 Je te remercie stefan. C’est à nous de comprendre que le beau à tout autant d’importance, si ce n’est plus, que le moche. C’est ton message. Il nous aidera peur-être à comprendre l’enjeu pour nous aujourd’hui.

 Je t’aime mon ami.                                           

Publié dans Témoignages

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