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Nos quatre amis

Dimanche 19 novembre 2006

Les potes parisiens écrivent : 

                                               JB, ON T’AIME TRES FORT

             JB est avant tout pour nous un membre de la famille des bleausards. Nous l’avons toujours connu comme grimpeur qui dévore le caillou, qui sait motiver ses compagnons. Un grimpeur infatigable, toujours en quête de plaisirs partagés et de sensations.

            C’est le genre de gars, vous savez, avec qui vous pouvez partir de Bleau sous la pluie, qui vous met un petit reggae sur la route, et quand vous arrivez en forêt : ça colle, incroyable ! Nous voilà à peine arrivés que JB nous sort à froid un « Eclipse » -7c bloc- le sourire aux lèvres, comme d’hab. C’est sûr, c’est un vrai ! Un vrai, au sens où les bivouacs avec  lui, par exemple, c’est en hiver et pas avant. Et puis ce sont des bivouacs trois étoiles : ce soir, ce ne sera pas des gerblés pour compléter le cubi, mais plutôt confit de canard aux patates rissolées, poulet aux agrumes ou autre poisson au beurre blanc. On vous prévient, c’est le chef de la bonne bouffe – en popote. Un bon vivant à n’en pas douter. Il faut dire qu’il est toujours en mouvement.

            Dès qu’il a un week-end de libre, c’est pour la grimpe, ses potes, ou des missions improbables, comme un Paris-Nantes à vélo, en deux jours avec le sac de matos dans le dos. En revanche, les marches d’approche ne sont pas trop son truc, il faut qu’il y ait de quoi grimper au bout… Alors il les écourte : deux fois plus vite, allez le suivre ! Et là-haut, du style…. L’inspiration au bout des orteils et son kif c’est de partager, à la recherche de sensations mais aussi de pouvoir faire découvrir aux potes et « t’inquiète, si y a pas de point c’est que y a pas besoin ». C’est un éclectique de la grimpe : toutes les saisons, toute la montagne. Toujours à prévoir d’éventuels trips des falaises du Tarn aux Vosges du Nord, de Céüse à la Corse (le bonheur de sortir de la voiture le baudard et les paires aux fesses).

            Toujours des envies, toujours des projets : une certaine soif de l’ailleurs qui l’emmène jusqu’au Chili avec Stefan ou en France, avec la face nord des Grandes Jorasses, du pilier des Temps Maudits dans la face nord de l’Ailefroide occidentale, qui sont pour nous parmi ses plus belles ascensions ; tout ça dans une grande discrétion qui rend le grimpeur aussi majeur que ses réalisations.

            Petite fierté locale : c’est quand même à Bleau qu’il a testé son portaledge, une confection du JB maison. Parce que JB, c’est aussi le gars de la maison, le bricolo écolo qui repère son congélo dans la rue, ainsi qu’une machine à laver, une cafetière, des tringles à rideaux, des planches (si si, dans la rue !)

            Ses diplômes, eux, ne sortent pas de la rue. Il suffit de voir son plaisir d’enseigner. Libre là aussi, préférant emmener autant que possible ses gamins dans la forêt plutôt que de rester sur un mur de base. Ces gamins du « Faisans du parc », que Stefan lui avait confiés, et qu’il a lui aussi confiés par la suite avec le cœur à l’un d’entre nous, suscitant une nouvelle vocation. Mais pas que ça !! BE judo, BE escalade, aspirant guide, instit… La joie de transmettre pour tous du JB.

            Pour finir, rien de tel que de jouer un peu de guitare ; juste tenter de faire une nouvelle croix, tenter d’ « enchaîner » avec ses paluches « Redemption song » de Bob, et en chantant s’il vous plaît.

          
        
Pour rendre compte de toute sa personnalité, voici des témoignages de proches ou professionnels :


- Pti Stef écrit, et on se joint à lui :
« C’est aussi un alpiniste, bien qu’il soit fort en rocher, et il aime la montagne. Il a besoin de ces espaces. Je crois qu’il y trouve un espace hors du temps où il pouvait vivre des moments d’aventure avec ses compagnons de cordée et ce partage de beau moment lui plait. Il aime aussi l’adversité, il aime devoir s’employer dans une longueur, c’est bête à dire mais ces moments de grande concentration n’y sont pas pour rien je pense. JB je pense à lui au passé et je m’en veux. La force est en toi, pourvu qu’elle soit en toi je veux encore y croire.»

- Rémy Vignon, aspirant guide, membre de l'ENJA (equipe national jeunes alpinistes)  :
« On était ensemble à l'ensa pour l'aspi, on avait un peu le même parcours en ayant fait d'abord le BE escalade puis l'aspi. Pendant la formation, c'est vrai qu'on était assez proche, bien sur les mêmes longueurs d'onde, que ce soit sur la sécu ou la manière de voir la montagne et notre activité, cad se faire plaisir tout en gardant toujours une marge de sécu et c'est pour ça que leur disparition me semble ne pas lui ressembler. »


- Fabienne Laurent :

« Pour moi, JB, ce n’est ni la grimpe ni la montagne. Même s’il m’a initiée à l’escalade, ce n’est qu’un détail pour moi.
Jbouille est celui qui m’a appris, sans le savoir, à donner et à recevoir sans avoir peur de perdre quelque chose de moi-même en chemin. Il  m’a montré, en étant tout simplement lui-même, combien l’échange est source de vie. A moi qui étais bien craintive par rapport aux autres, il a montré comme il est agréable d’accueillir chez soi, d’ouvrir les portes de sa maison et de son cœur.
JB m’a également laissé voir sa fragilité et ses doutes. J’ai essayé de l’aider en lui faisant partager, à mon tour, mon expérience. J’espère avoir été là pour lui autant qu’il l’a été pour moi.
Même si je sais qu’il aurait voulu pouvoir me donner plus encore, Jbouille a apporté énormément de lumière et de bonheur dans ma vie.
Pour moi, JB, c’est la vie. »


- Florian Noyrit  :
« Jean-Baptiste a été mon guide en août dernier pour l’ascension du Mont-Blanc par les Cosmiques. Il nous a menés, moi et mon frère, à 4655m dans des conditions météorologique épouvantables avant de décider de faire demi-tour. Il a fait ce jour là un travail remarquable. Malgré
l’abandon, je garde grâce à lui un souvenir extrêmement positif de cette expérience.
Lors de notre ascension, il m’avait parlé de son projet pour le Népal. Dès que j’ai eu l’information sur la disparition de quatre alpinistes, j’ai pensé à lui. J’ai malheureusement appris rapidement que Jean-Baptiste est l’un d’eux. Aussi, je tiens à vous faire part de mon soutient pour lui et ses
équipiers. Sincèrement. »
Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois
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Dimanche 19 novembre 2006

Vincent Villedieu :

            Originaire de Chalon sur Saône, Vincent Villedieu, davantage connu sous les pseudonymes de Barbichu, Barbiche ou Barbu est un amateur de football. En effet, dès l'âge de six ans, il pratique son sport favori et rêve de devenir un footballeur professionnel. cependant, le sort en décide autrement car le milieu du football s'avère difficile. Par conséquent, notre ami, acharné et motivé, toujours pleins de ressources, se tourne vers un autre métier qui lui permet de rester dans le domaine du sport et aussi de continuer le football non pas en tant que joueur professionnel mais en tant qu'enseignant d'EPS.

            Etant plus jeune, il se révèle vite être un rassembleur et un meneur, rempli d'une énergie débordante. Il a participé à des expéditions organisées par La Maison de quartier. Ces expéditions, au Cap Nord ou ailleurs, consistaient à établir des relais en courant. Quand il était petit, il ne cessait  d'être très actif en classe. Quand il arrivait le soir chez lui, il s'endormait de fatigue car il s'était trop dépensé pendant la journée. Le lendemain matin, dès six heures, il était déjà debout et prêt à partir n'importe où !

            Barbiche  raconte qu'il aimait aller à l'école parce qu'il aimait faire rire les jolies filles de sa classe ; ce trait nous définit entièrement sa personnalité puisqu'il ne cesse de plaisanter tout le temps. C'est un personnage drôle qui a  toujours le mot qu'il faut et une bonne répartie. On connaît tous son goût pour les jeux de mots :

« Barbichu, c'est aussi des rimes à n'en plus finir, parfois jusqu'à l'exaspération (pour moi !) :"à plus dans le bus", "à bientôt dans le métro", "santé, mais pas des pieds", "see you soon on the moon" comme il a d'ailleurs écrit dans le dernier mail envoyé avant l'ascension... » (propos recueillis par Leila).

Il aime aussi  faire rire tout le monde, pas seulement les jolies filles avec diverses blagues qui s'adaptent à chaque public ; vous l'avez compris, Barbichu est un comique, il aurait pu s'orienter dans cette voie professionnellement. De plus, il a toujours le mot pour détendre l'atmosphère, parce qu'il sait aussi écouter, donner aux autres et être sérieux quand il le faut.

            Toujours motivé pour tout, barbiche ne baisse jamais les bras. C'est un excellent compagnon de cordée car il est toujours motivé et prêt à vous suivre n'importe où ! Pour son Capes de sport, ne l'ayant pas eu la première fois, il a dit : «Tant que je ne l'aurai pas, je le repasserai. »

Il pratique la montagne depuis sa plus tendre enfance. Ses parents l'emmenaient en randonnée alors qu'il ne pouvait pas encore marcher. Ainsi, il goûtait déjà aux plaisirs de la nature.

Il est professeur d'EPS à Paris mais depuis longtemps, il pratique la montagne avec professionnalisme, de manière consciente et réfléchie. La montagne, pour lui, n'est pas un simple loisir mais une passion qui lui permet de partager beaucoup de choses avec ceux qu'il aime et aussi un bien-être.

Leila témoigne de son professionnalisme et de son ardeur constante :

« En ce qui concerne Barbichu, je peux dire que pour les quelques sorties que nous avons fait ensemble en montagne, je me suis très vite sentie en confiance avec lui : ses choix d'itinéraires étaient judicieux, il était prudent où il fallait, super rassurant aussi sur des pentes où je n'étais pas toujours à l'aise, et super gentil aussi à me porter mon sac le jour où je me sentais malade au point de ne plus bien mettre un ski devant l'autre. J'aurais aimé faire beaucoup plus de sorties en montagne avec lui. J'ai toujours été impressionnée par ses réveils si matinaux, son insatiable envie de bouger, même après une soirée bien arrosée, et malgré ses incessants va et vient entre Grenoble et Paris... j'avais du mal a suivre le rythme. Barbichu est aussi quelqu'un dont les gens, même ceux qui ne l'ont vu qu'une fois avec moi, se souviennent, parce qu'il a une énergie sans fin, qu'il est curieux des autres et a le rire si facile. »
Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois
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Dimanche 19 novembre 2006
           D'origine polonaise, Stefan découvre la montagne dans le massif des Tatras, quand il n'est encore qu'un enfant. Cette première approche de la montagne l'enthousiasme rapidement. Domicilié d'abord à Paris à son arrivée en France, il continue à alimenter sa passion de la montagne grâce aux blocs de Fontainebleau qui sont à la fois techniques et ludiques ; ces deux traits permettent de définir sa personne : le sérieux quand il faut l'être, l'esprit fin et comique sont des constantes de sa personnalité. Chaque vacances dans les Alpes, les Pyrénées, et plus tard dans les Andes font qu'il devient de plus en plus attaché à la montagne, c'est pourquoi il choisit de devenir guide. Pourtant, rien ne semblait le prédestiner à une telle orientation car, touchant à tout, étant polyvalent, il avait plusieurs cartes à jouer ; il a  fait des études d'audiovisuel jusqu'en maîtrise, mais après quelques années dans ce secteur, il a  répondu à l'appel des montagnes. Il a commencé à passer le Brevet d'Etat d'escalade, et a fini le diplôme de Guide en 2005.

            Sa passion pour la montagne le conduit à grenoble, « capitale » des Alpes ; il vit en collocation au mûrier, maison connue pour toutes ses nombreuses festivités. Tout le monde connaît les fêtes du mûrier et y a participé : l'acceuil y est chaleureux. Le mûrier n'est pas seulement un endroit pour faire la fête mais aussi un lieu d'échange de toutes sortes : on y partage diverses passions concernant tous les domaines : la montagne, la littérature, l'art. Personnage pleins d'initiatives, Stefan a conçu un café littéraire au mûrier : ces soirées littéraires sont très conviviales ;   chacun confie une part de soi-même à travers un extrait littéraire qu'il a choisi et qui l'a touché.

            Stefan est polyvalent : son portrait ne se délimite pas à un seul trait  car il est doué dans tous les domaines ; guide de haute montagne renommé, il aime aussi bien le cinéma que la littérature. Il écrit des nouvelles qui témoignent de sa passion, la montagne, personnage à part entière dans ses récits. Ses écrits permettent de comprendre toute la richesse de sa philosophie et de sa personnalité ; on perçoit à travers ses textes une âme altruiste et généreuse, sans cesse tourner vers l'autre et un esprit positif allant toujours plus loin, vers l'avant. Stefan est aussi un artiste, il peint et dessine merveilleusement bien ; que de qualités qui se cachent derrière un homme très compétent en toutes choses mais sachant rester modeste et très discret.

            Guide talentueux, il a de nombreux clients de toutes parts ; il organise une expédition au Mac Kinley avec quelques clients en mai 2007 ; il est donc dynamique, à l'initiative de plusieurs projets, consciencieux et entraîné.

Auteur de plusieurs projets, toujours pleins de ressources, il aime voyager pour aller découvrir d'autres pays et grimper (la Jordanie, le Maroc). Il grimpe autour de Grenoble, sur les Massifs de l'Oisans, du Vercors et à Chamonix. Depuis quelques années, avec des compagnons de cordées, Il ouvre de nouvelles voies en montagne et à l'étranger (en Amérique du Sud par exemple).

            Pour mieux le définir, voici ces quelques pensées (extraites de son site) qui témoignent de sa philosophie et de ce caractère exceptionnel :
- La montagne est pour lui un moyen pour partager une passion ; elle n'est pas un objet de conquête individuelle et glorieuse mais une histoire de partage, d'échange et de bien-être intrinsèque :
« Une parabole indienne raconte que si les Hommes grimpent sur les plus hauts sommets, explorent les galeries souterraines, plongent au fond des océans, c'est parce qu'ils cherchent quelque chose qui se cache au fond d'eux même. Pour aller au sommet il faut laisser une grande part à ses motivations personnelles, mais aussi une ouverture sur les autres, car le plus beau est encore de pouvoir partager ces instants magiques avec quelqu'un. Avec les personnes qui forment ma cordée j'essaie de garder cet état d'esprit. »

- Stefan est également consciencieux
« L'aventure humaine est possible grâce à une solide expérience de la montagne, que je mets à votre disposition avec un maximum de sécurité.
L'intérêt n'est pas de prendre des risques, mais d'apprendre à les connaître pour mieux les éviter. »

            Il a vécu en collocation avec JB et Barbichu ; ce qui lie ces quatre personnes (dont Raph),  sont cette même philosophie de la vie et de la montagne qu'ils partagent tous

            Après une approche de son personnage par lui-même, voici des témoignages de proches ou d'autres guides pour mieux le définir :

Ely :
« Stefan est une autre partie de moi-même, il est mon équilibre car on partage beaucoup de choses en commun : la littérature, le cinéma, la politique...bref, d'autres choses que la montagne. C'est plus qu'un ami, c'est le reflet de mon âme »  

Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois
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Dimanche 19 novembre 2006

Raphaël Perrissin :

            Originaire de Meylan, Raph, est un montagnard expérimenté depuis bien des années. Il  a plus d'un tour dans son sac car il est à la fois accompagnateur en moyenne montagne (il travaille souvent pour Alibert) et également charpentier (il aide à retaper des appartements ou des maisons).

Sous ses airs modeste et tranquille, sous son éternel sourire, se cache un dévoreur de livres : il en lit tellement qu'il surpasse même les gens ayant fait des études de lettres !

           
Pour rendre compte de sa personnalité, voici divers témoignages de ses proches :

-         La Villa Bonaccueil où vivent ses collocataires :
« Raph c'est Rouph déjà pour nous, ou le Morse (ne nous demandez pas pourquoi)...ça change pas grand chose mais c'est comme ça...C'est évidemment une passion pour la montagne sous toutes ses formes qu'il nous communique , à nous les gens de la villa, dès son arrivée...Toujours motivé dès qu'il s'agit de partir en montagne, rouph c'est aussi le gars qui crouze dans ta caisse si le départ était un peu tôt et que la route est longue...Rouph c'est des litres de jaune engloutis en une soiréee...
Du jaune certes; mais aussi du rouge, et du bon rouge si possible (Monsieur Rouf est un gourmet), et du fromage!  c'est un vrai bon vivant, qui aime la bonne bouffe, la bonne boisson, les potes et la bringue. Sous des airs je m'en foutiste, il réfléchit beaucoup. C'est quelqu'un de très cultivé, capable de dévorer deux livres dans la nuit, d'en commencer cinq en même temps et accessoirement de les oublier n'importe où. Il a des opinions sur tout et son discours est toujours clair et argumenté, le débat est toujours ouvert mais il faut bien reconnaître que c'est un orateur de qualité et que face à ce vieux morse, c'est dur d'avoir le dernier mot.
 En tant que collocataire, c'est la personne la plus bordelique que la terre ait jamais porté, il est capable de dormir dans un lit avec ses crampons à neige, trois vieux slips, un jeu de dégaines et quelques bananes séchées tombées du sac de rando qui traîne pas bien loin... et il s'en fout! Côté cuisine, il s'avère  un élément précieux, on se rappelle  encore les larmes aux yeux de  sa truffe glacée aux trois chocolats. Par contre, il  est capable de partir une semaine un rando avec 20g de riz et trois sachets de Yom Yom... et ça, c'est moins rigolo pour ceux qui l'accompagnent! Côté ménage, il a une conception bien particulière de la propreté, on pourrait appeler ça une "organisation de rangement à variables multiples", on laisse le champ libre à vos interprétations. Par contre, c'est Monsieur Bricolo et il est pas à la Castoramasse! Encore faut-il qu'il ait rangé tous ses outils au même endroit et ça, c'est pas gagné. Raf, il ne s'embarasse pas de détails et de choses superficielles, les choses bassement matérielles, il s'en balance: son fournisseur officiel c'est Emmaüs, tant pour les meubles que pour les fringues. Son jogging préféré a dû appartenir à l'Antéchrist. Quand il cherche une bagnole, c'est 300000 bornes minimum, bref, on l'a compris, plus c'est pourri, plus il y aime! Raf, c'est quelqu'un d'entier, qui vit par et pour sa passion. C'est également un professionnel de grande qualité, attentif et consciencieux. Récemment, on lui a piqué les appréciations de ses clients d'Alibert  (d'ailleurs, il est pas au courant, il va nous ruiner quand il va le savoir...)et  ils ne tarissent pas d'éloges sur lui , ses compétences, son enthousiasme  et  son désir de faire partager  sa passion.  Il a voyagé aux quatre coins du monde, toujours un pied dans l'avion et un oeil sur la montagne : Algérie, Indonésie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Jordanie, Kenya... On ne compte plus les destinations et à chaque fois, on le regarde partir avec envie...et revenir avec joie! »


- Pascal, un collègue et ami :
« Raph, l'accompagnateur, apprécié par son calme, ses connaissances et son humour au second degré. Il a accompagné des groupes aux quatre coins de la planète : Sahara, Asie, Amérique latine, Afrique noire, Europe du nord...
Une "valeur sûre" quelque soit le type de voyage, même sur les voyages les moins rodés.
Raph, l'informaticien : une autre facette... Raph aime le côté "créateur" de l'informaticien, surtout dans le domaine des sites internet. Il est nottament le webmaster d'une agence de voyages à vélo.
Raph le fêtard : toujours prêt pour une bonne fiesta !...
Et bien-sûr, Raph le montagnard : la force tranquille... »


- Pat :
« Le raf, surnommé le morse lors des soirées : objectif, conquêtes féminines. C'est un amoureux de la bonne table et du bon rouquin, prêt à te sortir le genépi au sommet du Mont Cook ou à finir le tonneau d'abricotine en fin de repas avec les amis. C'est aussi un grand lecteur, un grand marcheur et un accompagnateur aux quatre coins du monde. Il a le crâne aussi lisse que sa chambre est en bordel. C'est la force tranquille, un compagnon de cordée de premier ordre en qui tu peux avoir toute confiance. »

- Geneviève :
Raph,
Oui c'est sûr Raph c'est la montagne, les voyages, la grimpe...mais pour moi c'est surtout un sacré bonhomme, ouvert à un tas de choses :
- accepter une sortie de skating avec deux filles le jour de Noël, parce qu'elles ont trop envie d'essayer leur nouveau collant de skate,

- motivé par une traversée du Vercors avec une folle équipée : deux ânes, 4 filles et deux enfants (2 mois et 3 ans 1/2), sachant qu'il sera obligé de manger bio, et essentiellement du quinoa lentilles et des melons,
- bricoler des toilettes sèches avec des filles qui ne pensent qu'à faire des photos débiles,
- prêt à donner des coups de main sur un chantier, même en urgence, quand il s'agit de bâcher une toiture, en finissant dans le noir avec la pluie...
et c'est encore plein de choses à découvrir car il n'est pas très bavard, sauf...quand il a un peu trop bu !
Raph revient nous vite.


Delphine C :
Pour l’énerver vous pouvez lui parler de la puissance artistique de la famille Delerm, de l’altruisme de Carrefour qui permet d’assouvir notre boulimie consommatrice un dimanche 14 juillet. Personnellement il me suffit de stagner dans un 5c en rallant pour l’entendre me dire posément : « Tu fais chier Delf, tu te sors les doigts, tu montes les pieds, tu montes les mains et on sait tout les deux que ça passe. De toutes façons, je ne te fais pas redescendre ! »
Pour lui faire plaisir, faut lui gratter le dos, ou l’inviter à un apéro entre copines. Pour le faire rire c’est très facile, le faire pleurer… déjà moins.
De cours de récré en parties de ping-pong, de vacances à la mer en grandes randonnées. De fous rires en chagrins d'amour.
Il y a la famille qu’on ne choisie pas, et puis il y a l’autre.
Parce que je l’aime pour tout ce qu’il est, et ce qu’il n’est pas. Parce que où que je regarde autour de moi, il a toujours été là.
Parce que l’idée de savoir qu’il a peut-être froid me donne envie de courir le serrer très fort dans mes bras, où qu’il soit, et de lui murmurer doucement, inutilement, de surtout bien prendre soin de lui.


Laurent C :
Rafou
C’est des tartines de confiture de châtaigne avant des parties de ping-pong endiablées sur le terrain de jeu. C’est des rafales de cerises sur les voitures avant des courses poursuites éperdues pour échapper aux conducteurs mécontent. C’est des heures de vélo pour retrouver Sophie au café de la Pref et refaire le monde en jouant au tarot. C’est une demie arrière frappée en petite diag avec son légendaire appel inversé. C’est aussi Hugo Pratt, Led Zeppellin, le snocker, la Zubrovska…
Bref un vie pendant 28 ans, et si la vie m’enlève ce poteau, je risque de boiter pendant un bon moment.

Par Comité de soutien aux alpinistes grenoblois
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